Le programme français de Sam ( Sélection Assistée par Marqueurs ) a été mis en place depuis 2001 chez les bovins laitiers. Son utilisation dans les schémas de sélection permet déjà d’en diminuer les coûts. Dès 2008, une nouvelle évolution de la Sam devrait encore permettre de « gagner considérablement en efficacité », estime Sébastien Fritz de l’Unceia (Union Nationale des Coopératives agricoles d’Elevage et d’Insémination Animale).
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La sélection assistée par marqueurs (Sam) Cette technique s’appuie sur les premiers résultats de détection de régions chromosomiques ayant un effet significatif sur un caractère quantitatif, comme par exemple la quantité de lait produite.
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« Depuis 2001, le programme français de sélection assistée par marqueurs (Sam) mené par l’Inra, Labogena et l’Unceia dans les trois principales races bovines laitières françaises (Montbéliarde, Normande et Prim’Holstein) a permis le génotypage de près de 60000 animaux », rappelle Sébastien Fritz. 14 régions chromosomiques sont suivies de génération en génération grâce à ce programme. A la clé, souligne Sébastien Fritz, l’optimisation des
« choix des jeunes animaux dans les étapes précoces de sélection afin d’obtenir des suppléments de progrès génétique vis-à-vis de la sélection classique ».
 Grâce à la Sam, "95% des 1300 veaux nés en 2006 prélevés en ferme sont indexés à moins de 3 mois d'âge", commente Sébastien Fritz. (© Béatrice Colleu) |
Les index Sam fournis mensuellement pour des jeunes mâles candidats au testage et des jeunes femelles candidates mères à taureaux concernent huit caractères élémentaires, l’Inel (Index Economique Laitier) et un index de synthèse.
« La Sam permet d’augmenter la précision des index des jeunes animaux sans performances », précise encore Sébastien Fritz. Ceci est confirmé par des études scientifiques de l’Inra sur les bases de données de la Sam. Ces études indiquent que la Sam - grâce aux connaissances sur les QTL et les génotypages – a permis de
« réaliser un progrès génétique supplémentaire vis-à-vis de la sélection classique sur la série de candidats de 2004 pour les caractères de production laitière » et que «
cette supériorité s’est accentuée entre 2004 et 2006 ».
A partir de 2008, l’évolution du programme Sam (Sam2) prévoit de sélectionner les QTL à l’aide d’une dizaine de marqueurs situés dans des régions chromosomiques finement définies et contenant une dizaine de gènes. « Dans ces conditions, cette Sam va globalement gagner en efficacité et plus particulièrement dans les familles françaises originales ou dans les familles étrangères peu connues en France », conclut Sébastien Fritz.
Source « Bilan du programme de Sélection Assistée par Marqueurs dans les trois principales races bovines laitières françaises et perspectives d’évolution », par Fritz S. (1), Druet T. (2), Guillaume F. (3), Malafosse A. (1), Boscher M.Y. (4), Eggen A. (5), Gautier M. (5), Colleau J.J. (2), Boichard D. (2).
(1) Union Nationale des Coopératives agricoles d’Elevage et d’Insémination Animale, Service Génétique
(2) INRA Station de Génétique Quantitative et Appliquée, Jouy-en-Josas
(3) Institut de l’Elevage
(4) GIE LABOGENA, Jouy-en-Josas
(5) INRA Laboratoire de Génétique Biochimique et Cytogénétique, Jouy-en-Josas
Béatrice Colleu