Journées 3R 2007



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Médicaments en élevages laitiers - 47,80 € / VL présente en moyenne avec des extrêmes de 5 à 119 €

Le montant annuel des médicaments prescrits s’élève en moyenne à 47,80 € / VL, dont 66% de médicaments curatifs. C’est ce que montre une étude réalisée par la Fédération des éleveurs et vétérinaires en convention (Fevec). L’objectif était de mettre en évidence des facteurs de variation de la consommation en médicaments des troupeaux bovins laitiers.

Cette étude réalisée sur 397 troupeaux laitiers rhône-alpin vise a été menée afin d’identifier les facteurs de variabilités dans les troupeaux de la consommation en médicaments. A partir de la méthode du bilan médicaments, les éléments de coûts médicaments sont indiqués.
Indicateurs ou traceurs
Coût € / UIV
Coût € / VL
%
Total médicaments
43,45
47,80
100
Médicaments curatifs
28,71
31,58
66
Médicaments préventifs
13,03
14,33
30
Antibiotiques injectables
6,61
7,27
15
Traitement des mammites
(injecteurs intra mammaires)
5,03
5,53
12
Appareil génital
4,33
4,76
10
Troubles métaboliques
1,30
1,43
3
Diarrhée des veaux (sachets, cachets)
2,78
3,06
6
Traitement au tarissement
4,88
5,37
11
Traitement douve et paramphistome
1,35
1,49
3
Traitement strongles
2,50
2,75
6
Vaccins
0,80
0,88
2

« Le montant annuel des médicaments prescrits s’élève en moyenne à 43,45 € / Uiv (Unité d’Intervention Vétérinaire) soit de l’ordre 47,80 € / VL présente (avec des extrêmes de 5 à 119 €). La proportion moyenne est de 66 % de médicaments curatifs. Exprimés en € / VL / an, les postes principaux sont les antibiotiques injectables (7,27), les injecteurs mammaires curatifs (5,53), les produits pour l’appareil génital (4,76), les injecteurs mammaires préventifs hors lactation (5,37), et les antiparasitaires (6,85) », rapporte Philippe Sulpice de la Fevec.

"10 traceurs (indicateurs) expliquent 80% du coût vétérinaire", observe Philippe Sulpice. "Le bilan médicament permet aux éleveurs d'avoir une référence", complète les spécialiste, "pour travailler sur une maîtrise des coûts. Il devient un complément indispensable, car fiable, du bilan sanitaire". (© Béatrice Colleu - Web-agri)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fonction de la fréquence des visites

« Cinq variables (sur huit) expliquent le coût total en médicaments par Uiv : le groupe vétérinaire concerné, la production laitière moyenne, le nombre de visites vétérinaires par Uiv an, le taux d’actes curatifs et le rang moyen de lactation », présente  Philippe Sulpice de la Fevec.  Le rang moyen de lactation  a finalement été exclu, n’ayant pas d’effet sur la consommation en médicament après ajustement sur les autres facteurs.

Pour interpréter ses résultats Philippe Sulpice souligne que « l’augmentation du niveau de production laitière s’accompagne d’une augmentation de la quantité de médicaments consommés : l’hypothèse sous jacente est l’augmentation des fréquences des maladies multifactorielles dans ces élevages, comme les mammites ou les troubles métaboliques et de reproduction, notamment par une plus grande sensibilité des animaux aux agressions (diminution des capacités de défense, sollicitation du métabolisme) et une exposition à davantage de facteurs de risque ».
« Le passage régulier des vétérinaires, au motif du suivi de la reproduction, est la porte d’entrée du suivi sanitaire global du troupeau »,
explique Philippe Sulpice. Ces visites permettent la détection de cas pathologiques parfois passés inaperçus, et «  se traduisent aussi par la prescription de mesures curatives, impliquant notamment l’usage de médicaments. Il n’est donc pas étonnant de voir associées la fréquence d’intervention du vétérinaire et la consommation en médicaments ».
«  Il y a des variations entre les groupes vétérinaires conventionnés », précise le spécialiste qui l’attribue à « des situations géographiques différentes (système alimentaire, situation pédoclimatique), mais aussi les habitudes de travail entre les éleveurs et vétérinaires, les choix thérapeutiques et les protocoles de traitement génériques, la fréquence du recours à des molécules récentes (et donc coûteuses), l’utilisation de formulations « confortables » (sans délai, pour on), « la confiance dans le médicament », etc. »

 

Source : « Facteurs de variations de la consommation en médicaments dans les troupeaux bovins laitiers de l’Ouest laitier rhône-alpin », par Sulpice P. (1), Morignat E. (2), Cazeau G. (2), Ruet M. (1), Dumas P.-L. (1), Botrel M.-A. (2), Calavas D. (2)
(1) Fédération des Eleveurs et Vétérinaires en Convention - ST MARTIN EN HAUT-
(2) AFSSA - LYON

Retrouvez les journées 3R 2007, avec les recherches au service des éleveurs, en cliquant ICI.

Béatrice Colleu