LandesUn élevage de canards en quarantaine après une suspicion de grippe aviaire

| AFP

Un élevage de canards des Landes a été placé jeudi en quarantaine dans l'attente d'analyses complémentaires, après que des prélèvements réalisés dans le cadre des nouvelles mesures de biosécurité ont révélé une « suspicion » de grippe aviaire, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Les 1.400 canards « prêts à gaver » d'un éleveur de Saint-Jean-de-Lier, dans le sud des Landes, ont été « confinés » après que des prélèvements réalisés par l'éleveur lui-même ont mis en évidence une « suspicion » de grippe aviaire, a indiqué à l'AFP la préfecture des Landes, confirmant une information de sud-ouest.     

Les canards devant être déplacés vers un centre de gavage, l'éleveur a procédé à un « autocontrôle », selon les nouvelles normes de biosécurité mises en place après les deux vagues d'influenza aviaire des hivers derniers, et qui requièrent des analyses avant chaque mouvement d'animaux.     

Conformément à ces nouveaux protocoles, l'élevage a été confiné et l'interdiction de déplacement des palmipèdes a été étendu à 16 communes. Des analyses plus poussées, dont les résultats devraient être connus dans les prochains jours, permettront d'identifier le type de virus en cause.    

Début décembre, un virus détecté dans un élevage de canards du Lot-et-Garonne dans le cadre de ces nouvelles mesures s'était finalement révélé faiblement pathogène. Aucun lien n'avait été établi avec les virus hautement pathogènes H5N1 et H5N8 ayant sévi en 2016 et 2017 dans le Sud-Ouest. En l'absence de risque pour la santé humaine, les canards n'avaient pas été abattus.     

« Il faut qu'on apprenne à vivre avec ces alertes ponctuelles. Si le virus se révèle faiblement pathogène, c'est plutôt rassurant, cela prouve que le système de détection fonctionne », a déclaré à l'AFP le président du Comité interprofessionnel du foie gras (Cifog), Christophe Barailh. Après les épizooties des hivers 2015-2016 et 2016-2017, et l'abattage de millions de palmipèdes, la filière mise sur les fêtes de fin d'année 2017 pour se relancer, malgré une production en baisse de 40 % par rapport à 2015, dernière année normale de production.


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