Virus aviaire en Lot-et-GaronnePas de risque, les canards peuvent être consommés

| AFP

Le virus détecté vendredi dans un élevage de canards du Lot-et-Garonne est « faiblement pathogène », sans lien avec les épizooties de grippe aviaire des deux dernières années, et ne nécessite pas l'abattage des animaux de cet élevage, a-t-on appris mardi de sources officielles.

C'est « dans le cadre des autocontrôles professionnels rendus obligatoires depuis le 1er décembre 2017 avant l'expédition de palmipèdes depuis leur élevage vers un atelier de gavage » que le virus de type H5N3, « faiblement pathogène », a été détecté dans cet élevage de 12.000 canards « qui ne présentaient pas de symptôme de la maladie », indique le ministère de l'agriculture dans un communiqué.

Sans caractère exceptionnel, il n'a « aucun lien avec les épizooties dues aux virus hautement pathogènes H5N1 et H5N8 qui ont sévi en 2016 et 2017 dans le Sud-ouest de la France et dans d'autres pays européens. »

Malgré des mesures de quarantaine autour de cet élevage de Monbahus, près de Marmande, pour éviter la propagation du virus à d'autres exploitations, « en l'absence de risque pour la santé humaine, les viandes et foies gras des canards de cet élevage pourront être commercialisés normalement », souligne le ministère. « Il n'y a aucun risque pour l'homme et par conséquent ces canards vont suivre leur vie commerciale », a renchéri Laurent Magot, directeur de la chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne, interrogé par l'AFP.

« Il y a 6.600 canards qui partent demain à l'abattoir pour être valorisés en viande, et 5.300 environ qui restent une semaine de plus que prévue sur place dans le cadre d'un protocole sanitaire » pour contrôler l'évolution du virus, et qui seront mis en gavage ensuite, a-t-il précisé. « Il est important de ne pas tuer les animaux quand ils n'ont pas de virus hautement pathogène. Dans le cas présent, ce n'est ni plus ni moins qu'un petit rhume, donc il n'y a pas lieu de s'inquiéter », a conclu Laurent Magot.

Après les épizooties des hivers 2015-2016 et 2016-2017, et l'abattage de millions de palmipèdes, la filière mise sur les fêtes de fin d'année 2017 pour se relancer, malgré une production en baisse de 40 % par rapport à 2015, dernière année normale de production.


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