ThreadAgriLe taux d'urée dans le lait : à quoi ça sert ? Faut-il s'en inquiéter ?

| par | Terre-net Média

« Le taux d'urée dans le lait est un indicateur de l'utilisation de l'azote par les animaux », explique Benoit Rouillé de l'Idele. Comment le mesure-t-on ? Y a-t-il des valeurs à ne pas dépasser ? Sa valeur permet-elle de piloter l'alimentation du troupeau ? L'expert répond à toutes ces questions dans un thread sur Twitter.

En cette période de confinement, Benoît Rouillé, responsable de projets pour l'Idele, en profite pour vulgariser via Twitter des travaux scientifiques autour de l'élevage. Il a récemment posté un thread (série de tweets courts qui forment un contenu long) sur le taux d'urée du lait :

L'expert explique : « L'urée, principal déchet du métabolisme azoté, a depuis longtemps été identifiée comme un paramètre métabolique indicateur de l'excrétion de l'azote. Il existe différentes méthodes pour mesurer son taux dans le lait mais depuis 2018, le Cniel a mis au point une méthode de routine en spectrométrie MIR pour les laits individuels et troupeaux en France. »

Ainsi, on peut établir un lien entre l'alimentation et le taux d'urée du lait. Ce dernier varie selon le régime alimentaire et Benoît rassure les éleveurs : « Il ne faut pas s'inquiéter quand les valeurs sont "hors normes". Des valeurs élevées (> 300-350 mg/l) sont normales en période de pâturage. » Il insiste : « L'urée du lait reste un indicateur parmi d'autres. Pour une démarche complète, il existe le Diagalim (diagnostic de l'alimentation qui balaye tous les critères de l'alimentation).

Retrouvez le thread complet de Benoit ci-dessous :


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