Démarche Happy« Des vaches heureuses font des éleveurs heureux et réciproquement »

| par | Terre-net Média

La démarche Happy est un exemple concret de la prise en compte du bien-être animal en élevage. Après avoir défini 170 critères du bonheur, les fondateurs de la démarche proposent aux éleveurs volontaires de passer un audit pour pouvoir prétendre au label d'Happy farmer. Pierre Kirsch, vétérinaire Happy affirme : « Ce label apporte une reconnaissance à l'éleveur pour son travail bien fait ».

La démarche Happy c'est un cercle vertueux composé de bonheur, qualité et succès.La démarche Happy c'est un cercle vertueux composé de bonheur, qualité et succès. (©Happy production) Depuis quelques temps, le terme de bien-être animal est servi à toutes les sauces. Le vétérinaire Pierre Kirsch en est bien conscient : « Les consommateurs veulent plus de bien-être. Il deviennent d'ailleurs des "consomm'acteurs". Les éleveurs sont quant à eux à la recherche de plus de reconnaissance de leur travail.» C'est en suivant ce raisonnement que s'est lancée dans la démarche Happy, initiée par l'entreprise Obione en 2016. « L'objectif est de créer de la valeur ajoutée pour tous, en améliorant la connexion entre l'Homme et l'animal. On le sait, des vaches heureuses font des éleveurs heureux et réciproquement. »

170 critères pour devenir Happy

Pour devenir "Happy", l'éleveur doit passer un audit qui comprend 170 critères du bonheur. Le vétérinaire explique : « Ces critères ont été définis en fonction d'observations dans des exploitations de référence. Ils concernent les animaux, leur santé, leur logement mais aussi les besoin de l'éleveur et sa gestion de troupeau. Cet audit est gratuit. L'éleveur doit valider ces critères (à hauteur de 90 % pour un laitier et 80 % pour un allaitant) pour obtenir le label Happy farmer. Il reçoit alors un diplôme et une plaque d'élevage ».

La démarche financée par Obione vise à remettre le bonheur des éleveurs et des vétérinaires au centre de la performance des élevages. Pierre Kirsch l'affirme : « C'est un cercle vertueux : le bien-être animal est vecteur d'une meilleure santé qui permet d'accroître le productivité donc forcément la rentabilité. Et un élevage plus rentable peut réinvestir pour encore améliorer le bien-être des animaux et ainsi de suite. Cela contribue au bonheur des hommes et des animaux. » L'expert est d'ailleurs devenu président de la structure HappyVet et accompagne les éleveurs dans la démarche.

« Le label Happy farmer apporte de la reconnaissance aux éleveurs pour leur travail. Même si certains ne sont pas conformes à l'issu de l'audit, le compte-rendu qui leur est fourni leur permet de s'améliorer. Ils peuvent d'ailleurs ensuite être réévalués. Ceux qui sont labellisés sont recontrôlés tous les ans et peuvent ainsi constater leur marge de progression. Enfin, si cela ne change rien à la commercialisation de leur produits en circuit classique, certains éleveurs peuvent néanmoins s'appuyer sur le label pour mieux valoriser leur production s'ils sont en circuit court. »

Découvrez plus d'informations sur la démarche Happy sur le site internet Happy-production et via ce teaser ci-dessous :

Cliquez sur l'image pour découvrir la vidéo de teaser de la démarche Happy

N.B. : Démarche présentée à l'occasion de la journée « vaches laitières » organisée par l'Aftaa (association française des techniciens de l'alimentation et des productions animales)


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DÉJÀ 3 RÉACTIONS


hub
Il y a 30 jours
Ho ,les vétos !! faudrait vs mettre d'accord, ya 15 jrs vs ns dites que les étables entravées c'est terminé (mal etre animal) et la ds la vidéo comme representation du bien etre animal ,on voit des supers belles vaches ds une etable entravées... Sans commentaires !!!
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Patou
Il y a 31 jours
Depuis quelques temps on s inquiète plus du bien être animal que de l Eleveur faudrait que cela cesse car si on se met en colère méthode gilets jaunes il y en a qui vont goûter la douce acidité des fumiers. tout les jours il y’a une nouveauté mais cette bande d ignares quand ils font leurs courses ils préfèrent mettre des euros sur le dernier truc à la mode et surtout pas mettre d argent sur la bouffe et encore on veut nous donner des leçons !
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CHOUBAKA
Il y a 31 jours
Pas besoin de 170 critères pour avoir un éleveur"happy".il suffit de rémunérer correctement son travail
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