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Santé & maïs fourrageBiomin distribue un « Mycokit » pour évaluer le risque mycotoxines

| par | Terre-net Média

Biomin a mis au point un « mycokit » contenant une table d'évaluation et un calculateur du risque mycotoxines sur le maïs fourrage ainsi qu'un guide des bonnes procédures d'échantillonnage pour réaliser une analyse.

Cliquez pour voir l’interview de Delphine Lacombe de Biomin France sur le risque mycotoxines sur l’ensilage de maïs 2016 pour les ruminants.

L ’entreprise autrichienne Biomin travaille depuis 30 ans sur la captation et la désactivation biologique des mycotoxines. A travers son « mycokit » pédagogique, il est possible d’évaluer le risque de présence de ces toxines sur le maïs et leurs symptômes chez les ruminants. Les risques s’évaluent sur :

  • Le végétal. La présence de mycotoxines est principalement liée à la nature du maïs durant la culture et non pas à son mode de conservation en ensilage. Des pratiques comme le semis direct, l’absence de broyage des résidus, le manque de rotation, la présence de ravageurs… autant d’éléments favorables aux champignons. De même, « le stress hydrique et l’humidité à la floraison favorisent le développement des moisissures sur la plante, explique Delphine Lacombe de Biomin. Les conditions climatiques 2016, avec un hiver et un printemps doux et humides suivis d’un stress hydrique l’été, ont pu favoriser le fusarium sur le maïs fourrage et les céréales. »
  • La ration : si le maïs est majoritaire, fabrication de concentré à la ferme, consommation de paille, de coproduits,..
  • Les symptômes sur les veaux et génisses (retards de croissance, diarrhées,…) et chez les vaches laitières : problèmes de fertilité (kystes ovariens, mortalité embryonnaire, chaleurs irrégulières,…), boiteries, mammites et taux cellulaires élevés, retournement de caillette, baisse de l’ingestion et de la production laitière, diarrhées, etc.

En fonction de cet ensemble de critères, il est possible de suspecter un risque mycotoxines. Cependant la distribution du nouveau maïs à l’automne et le passage à la ration hivernale s’accompagnent d’autres transitions : taux de MS, capacité d’encombrement, concentration et digestibilité de l’amidon du nouveau maïs, adaptation de la ration… Ces changements peuvent être considérés comme responsables des symptômes, et les mycotoxines ne sont pas recherchées tout de suite ce qui augmente la durée d’exposition des vaches aux toxines. Pour cette raison, Biomin recommande de réaliser une analyse mycotoxine au moment de l’ensilage du maïs.

20 sous-échantillons

Pour réaliser une analyse, il est crucial de respecter une bonne méthode d’échantillonnage car les mycotoxines ont tendance à être présentes par « points chauds » à quelques endroits du champ et du silo. Pour cela, il est conseillé de prélever une vingtaine de sous-échantillons sur l’ensemble du front d’attaque du silo ou de la ration distribuée à l’auge (ou sur chaque remorque d’ensilage) et ceux durant plusieurs jours afin d’envoyer au laboratoire environ 1,5 kg de ces échantillons bien mélangés.

Biomin fournit un calculateur pour aider à interpréter les résultats d’analyse et choisir si besoin la solution anti-mycotoxines à utiliser selon le type de molécules présentes dans la ration. L’entreprise travaille notamment sur l’absorption et la biotransformation de la structure de ces toxines par des enzymes pour les détoxifier.

Silo de maïs ensilagePour faire une analyse mycotoxines, il faut multiplier les échantillons sur l'ensemble du front d'attaque durant quelques jours. (©Terre-net Média) 


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