[Vidéo 360] GénétiqueLes centres de collecte mâles et femelles d'Évolution vous ouvrent leurs portes

| par | Terre-net Média

Avec trois centres de collecte de semences et deux stations de donneuses d'embryons, la coopérative Évolution est à la pointe des biotechnologies en génétique animale. Pour des questions de sécurité et d'hygiène, peu d'éleveurs pénètrent au c½ur de ces infrastructures. Web-agri vous emmène donc dans les coulisses de ces sites technologiques.

Cliquez sur l'image pour visiter les sites d’Évolution en vidéo (la taurellerie dès le début puis la collecte d'embryons dès 6min40).

Vous pouvez voir la vidéo de manière classique, mais vous pouvez aussi regarder tout autour de vous en déplaçant votre souris  sur l'image ou en utilisant les flèches directionnelles en haut à gauche pendant la lecture. Astuce : si vous disposez d'un smartphone ou de lunettes de réalité virtuelle, la qualité sera meilleure.

Visite panoramique à 360° des principaux sites technologiques de la coopérative Évolution : la taurellerie de Saint-Aubin-du-Cormier (35) et le centre de collecte d’embryons de Sucé sur Erdre (44). Visite guidée par David Le Guyader, responsable de la communication de l’entreprise, qui nous présente le fonctionnement des deux sites : la collecte mâle et la collecte femelle.

Du taureau à la paillette : sécurité et hygiène avant tout

Vous êtes nombreux à avoir utilisé au moins une fois une paillette provenant de l’un des trois centres de collecte de semences  du groupe Évolution. Le site de Saint-Aubin-du-Cormier (35) est le plus récent. Il est divisé en deux espaces séparés mais complémentaires : la station de quarantaine et le centre de collecte de semences où on retrouve la taurellerie et les laboratoires.

Ils sont 200 taureaux actuellement en production sur le site. Habitués dès leur arrivée à être manipulés par les bouviers, l’ambiance générale est plutôt calme mais les règles de sécurité et d’hygiène sont essentielles : seuls les bouviers et un vétérinaire sont autorisés à pénétrer au cœur de la taurellerie. Il y a d’ailleurs 60 refuges d’hommes sur tout le site au cas où un taureau s’échappe et charge. Côté sanitaire, les veaux et leurs mères sont contrôlés en ferme avant leur entrée en quarantaine (IBR et néosporose pour les deux, BVD chez le veau et paratuberculose chez la mère). Les élevages sélectionnés doivent d’ailleurs être indemnes de brucellose, tuberculose, leucose, IBR et à risque limité concernant la paratuberculose. Les examens se poursuivent durant toute la durée de la quarantaine et de façon mensuelle en centre pour les animaux en production.

Dans la taurellerie, le rythme de travail tourne autour d’une cinquantaine de prélèvements quotidiens. L’objectif est de produire pour tous les taureaux un stock initial (2 000 à 2 500 doses) selon les races. Un taureau en production est d’ailleurs collecté deux à trois fois par semaine. Dès qu’une collecte a lieu, la dose est identifiée puis transmise au laboratoire attenant en passant par un sas (il s’agit de la seule zone de contact entre la taurellerie et le laboratoire). Les laborantins en mesurent la qualité, mettent la semence en paillettes et la congèle. Elles sont ensuite prêtes à être réparties pour l’export ou vers les agences de la coopérative.

La voie femelle est plus récente mais tout aussi importante

À Sucé-sur-Erdre (44), ce ne sont plus des mâles mais des femelles que nous rencontrons. La transplantation embryonnaire, plus récente que la collecte des mâles (les premiers essais ont débuté en 1978 contre 1944 pour l’insémination artificielle) permet d’améliorer encore davantage la génétique et surtout, plus rapidement.

Alexandre Morel, le responsable du site nous explique : « Il y a 240 femelles à Sucé-sur-Erdre dont 70 % de Prim’holsteins. Nous accueillons les donneuses qui correspondent au schéma de sélection de la coopérative. Les génisses sont élevées avec l’objectif d’atteindre la maturité sexuelle le plus tôt possible. Dès leur première chaleur naturelle, elles reçoivent un traitement de superovulation pour augmenter la quantité d’embryons produits. Après l’insémination, ces embryons sont récupérés. »

La collecte est lavée et vérifiée. En moyenne, sur 11 embryons collectés par génisse, 6 sont considérés comme viables. Selon leur qualité, ils partent ensuite directement « en frais » pour être transplantés chez des receveuses ou sont congelés. La transplantation des embryons se fait en élevage : soit chez le propriétaire de la donneuse, ou ailleurs si celui-ci décide de vendre les embryons produits ou s’il n’a pas assez d’animaux pour les recevoir. Dans ce cas, il reste propriétaire des 2 % meilleurs veaux qui naitront, le reste appartiendra à l’éleveur des receveuses.

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DÉJÀ 1 RÉACTION


hautot nicolas
Il y a 274 jours
impressionnant la méthode filmages
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