Règlement zootechnique européenUn seul OS Prim'holstein, présidé par Bruno Béchet (PHF)

| par | Terre-net Média

L'application du règlement zootechnique européen (RZE) est entrée en vigueur depuis novembre 2018. Un seul organisme de sélection (OS) pour la race prim'holstein a été agréé en juillet 2019 : l'OS Prim'holstein et Pie Rouge, présidé par l'éleveur Bruno Béchet de Prim'holstein France.

Cliquez pour voir l’interview de Bruno Béchet, éleveur dans l’Orne, président de Prim’holstein France (5 000 élevages adhérents) et dorénavant président de l’organisme de sélection (OS) des races prim’holstein et pie rouge. 

Les organismes de sélection voient leurs missions s’élargir avec la mise en œuvre du règlement zootechnique européen (RZE), en intégrant celles réalisées actuellement par d’autres structures comme le contrôle de performances, l’indexation ou l’identification. Cela ne concerne pas les schémas de sélection, qui restent mis en œuvre par les entreprises de sélection.

En races prim'holstein et pie rouge, l’OS associe désormais Prim’holstein France, France Pie Rouge, les entreprises de sélection (Évolution, Gènes Diffusion et Auriva) ainsi que les organisations partenaires : France conseil élevage (FCEL) pour la partie contrôle laitier, le Cniel, et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) pour la partie identification animale (EDE).

Un seul OS en race Prim'holstein pour limiter les coûts

L’entreprise Gènes Diffusion n’a à ce jour pas obtenu l’accord pour créer sa propre OS en race prim’holstein comme cela lui a été accordé en race charolaise avec sa propre OS Charolais+ indépendante de Charolais France. Pour Bruno Béchet, « l’organisme a toujours essayé qu’il n’y ait qu’un seul OS au sein de la race holstein. Le fait qu’il y ait plusieurs OS peut générer des coûts supplémentaires liés aux outils de gestion, qui seront au final à la charge des éleveurs. De plus la multiplication des OS n’arrange pas la lisibilité de la génétique française à l’international, où le marché est déjà très concurrentiel. »

L'État s'est désengagé financièrement de l'évaluation génétique des reproducteurs.Par ailleurs, avec l’arrivée du règlement zootechnique européen, l'État via le ministère de l’agriculture s’est désengagé financièrement de l’évaluation génétique des reproducteurs qui était jusqu’alors réalisée par l’Inra. Un nouveau service a dû être créé en octobre 2017 à Jouy-en Josas dans les Yvelines  : GenEval, association constituée par Allice et Races de France qui a pour mission de calculer les index. Les index femelles restent accessibles gratuitement pour les éleveurs, ce coût est pris en charge par les frais de génotypage et sur les taureaux mis en place.


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

Soyez le premier à commenter cet article