[Sondage] Croisement de races75 % des éleveurs laitiers et 33 % des allaitants croisent leurs vaches

| par | Terre-net Média

Que ce soit destiné à la boucherie ou pour le renouvellement, le croisement de races est devenu une pratique courante chez les éleveurs bovins, notamment laitiers.

Le croisement Holstein x Montbéliarde, permet par effet d'hétérosis d'améliorer de 6 % la production laitière et de 6,5 % le taux de réussite en première IA par rapport à la moyenne des deux races. Le croisement Holstein x Montbéliarde, permet par effet d'hétérosis d'améliorer de 6 % la production laitière et de 6,5 % le taux de réussite en première IA (+4,5 % en Holstein x Normande) par rapport à la moyenne des deux races. L'effet d'hétérosis est moins marqué sur les caractères très héritables comme les taux du lait ou le comptage cellulaire (0 à +1,5 %). (©Terre-net Média)

Les ¾ des éleveurs laitiers font appel de temps à autre à un taureau d’une autre race que celle qu’ils élèvent. D’après un sondage en ligne (voir ci-dessous) avec 522 éleveurs laitiers votants, au moins 53 % des producteurs de lait pratiquent les croisements industriels avec des races à viande (Blanc bleu belge, Limousin, Charolais, Inra 95,…) et 22 % croisent les races laitières entre elles pour obtenir un effet d’hétérosis sur leurs génisses de renouvellement (croisements : Montbéliard, Rouge Suédoise, Normand, Brun, Pie Rouge, Jersiais …). Seul un quart des éleveurs laitiers ne croisent jamais et ne réalisent que des inséminations en race pure.

Chez les éleveurs allaitants (124 répondants) la tendance s’inverse. Près de 67 % des éleveurs travaillent en race pure uniquement (charolais, limousin, blonde principalement), tandis que près d’un quart (23 %) pratiquent le croisement terminal sur tout ou partie de leurs vaches, une pratique couramment répandue chez les races rustiques (par exemple : Salers x Charolais, Aubrac x Charolais,…). Quelques éleveurs (10 %) tentent de croiser les races à viande entre elle dans le but de conserver les femelles (changement de race par absorption par exemple).

13,3 % des IA sur les vaches Holstein

Au niveau national, une étude de l’Institut de l’élevage sur la pratique du croisement laitier montre qu’entre 2002 et 2012, le croisement entre races laitières, alors très marginal et ponctuel au début de la décennie, est devenu un peu moins rare, parfois majoritaire dans certains troupeaux aujourd’hui. Sur 20 000 troupeaux Prim’holstein, le choix des éleveurs pour la première IA est de 92,6% en race pure Prim’holstein, 6,8 % en croisement avec des races à viande (croisement industriel), 0,6% en croisement avec une autre race laitière (croisement laitier).

La part du croisement augmente pour les inséminations de rattrapage. Ainsi pour l’ensemble des IA (avec changement d’option en cas d’échec aux premières IA) : 86,7% en race pure Prim’holstein, 12,0 % en croisement avec des races à viande (croisement industriel), 1,3% en croisement avec une autre race laitière (croisement laitier). Sur ces 20 000 exploitations au contrôle laitier étudiées, seuls 305 élevages (1,5 %) pratiquent le croisement laitier volontaire de type croisement trois voies, croisement d’absorption ou de transition pour profiter des effets d’hétérosis, notamment sur la fertilité et la résistance aux maladies. Les chiffres de ce sondage montrent que cette tendance serait en nette augmentation depuis 2012.

Sondage en ligne sur Web-agri.fr en août 2016. 726 votants.


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