Faire face aux aléas climatiquesSorgho multicoupes : une culture peu coûteuse adaptée aux étés chauds et secs

| par | Terre-net Média

Avec ses faibles besoins en eau et sa capacité à pousser à des températures supérieures à 30 degrés, le sorgo multicoupes est particulièrement adapté aux étés chauds et secs, comme ceux de ces dernières années.

SorghoGrâce à sa croissance rapide, la première coupe peut s’effectuer 45 à 60 jours après l’implantation. (©Chambre agriculture du Grand Est)

Dans une série de six vidéos publiées sur la chaîne Youtube de la chambre régionale d'agriculture Grand Est, le groupe Herbe et fourrages Grand Est présente plusieurs espèces fourragères adaptées au changement climatique.

Retrouvez nos autres articles consacrés
Luzerne, méteils... nous reviendrons sur les autres espèces fourragères adaptées au changement climatique dans de prochains articles. 

Focus sur le sorgho multicoupes avec Didier Deleau d’Arvalis-Institut du végétal et Céline Zanetti de la chambre d'agriculture de Moselle :

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En raison de ses besoins en eau plus faibles qu’un maïs (environ 30 % en moins), de sa forte capacité à puiser l’eau en profondeur grâce à son système racinaire et à pousser à des températures supérieures à 30 degrés, le sorgho est adapté aux étés secs et chauds.

Son semis peut s’effectuer « lorsque la terre est suffisamment réchauffée et que les températures dépassent les 12 degrés », explique Didier Deleau d’Arvalis-Institut du végétal, qui préconise une terre fine et rappuyée.

Il existe plusieurs types de sorghos fourragers, pour vous y retrouver : Sorgho fourrager - Quelles variétés choisir ?

Pour les sorghos multicoupes (qui peuvent être pâturés, enrubannés, ensilés ou distribués en vert), la dose de semis est de 20 à 25 kilos par hectare, complète Céline Zanetti de la chambre d’agriculture de Moselle. « C’est une culture peu coûteuse : le coût de semence est de moins de 60 €/ha. Par ailleurs, elle ne nécessite pas d'investissement dans du matériel spécifique : le semis s’effectue avec le semoir à céréales classique et les outils de récolte sont les mêmes que pour la prairie ».

Une première coupe après 45 jours

Grâce à sa croissance rapide, la première coupe peut s’effectuer 45 à 60 jours après l’implantation, et le rendement s’élève entre 3 et 5 t de MS. « Si les conditions climatiques sont bonnes, les coupes suivantes peuvent s’échelonner tous les 45 jours, et on sera sur un rendement équivalent à celui d’une très bonne luzerne, complète Céline Zanetti. La dernière coupe doit s’effectuer avant les premières gelées. »

Concernant la valeur alimentaire, elle s’élève à 0,8 UFL lorsque le sorgho est récolté à début montaison.

Céline Zanetti poursuit sa présentation des sorghos multicoupes : « on distingue deux types de sorghos multicoupes : les sudangrass avec des tiges et des feuilles très fines, et les sorghos hybrides avec tiges et feuilles plus épaisses et une meilleure valeur alimentaire. Enfin, on peut entendre parler des sorghos BMR : ils sont porteurs naturellement d’un gène qui diminue leur teneur en lignine et augmente la digestibilité et donc leur valeur alimentaire. Leur inconvénient : ils sont plus sensibles à la verse. »

Le sorgho fourrager de type multicoupes (Sudangrass ou hybride) peut également être pâturé, mais il faut veiller à ce qu'il mesure 60 cm. C'est ce qu'ont fait cet été @An-So et @MarieAmélie Viargues :


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DÉJÀ 9 RÉACTIONS


nanard
Il y a 16 jours
a vous ecouter ca a pas l air terrible
vous pensez quoi du brome?
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Jp44
Il y a 28 jours
2 coupes réalisées avec des rendements d'environ2,5t à chaque coupe. Résultat d'analyse très différent de la bibliographie :
0,96 UFL,
11,9 MAT(decevant)
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Patrice
Il y a 28 jours
Titian a mis du piper ,nous on s est laisser tenter par du bmr multi coupes et c est de la m..... tout mes collègues qui ont semé du piper ont récolté quelques choses nous nada
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titian
Il y a 28 jours
J'ai irrigué pour faire lever mon piper implanté en juin.
Resultat 25 % d'eau en moins qu'un maïs et 25 % de biomasse ensilé en moins, pour avoir des repousses à l'automne il aurait fallut irrigué puisque la pluie est arrivée trop tard.
Il n'y a finalement pas de miracle, juste une culture fourragère qui permet de ne pas mettre tout les œufs dans le même panier.
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Patrice
Il y a 29 jours
Semis début juin 50 mm en un abat d eau ensuite rien et bien c est nul !!! Colza semé 15/08 reste à récolter maïs c est impressionnant la biomase sorgho trop chère a implanter pour de maigres résultats sans irrigation donc vaut mieux un maïs
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debutant
Il y a 29 jours
exacte vu a cote de chez nous : nul!
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Jmb67
Il y a 28 jours
Je suis de la même région, je prévoie sur l'année 2021 d'implanté encore du sorgho multicoupes derrière méteil étant en agriculture bio, il me pernet de maitriser l'ambroisie sur des parcelles de bas potentiel, ou le maïs reste difficile avec des binages compliqué (cailloux).
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Paysan Ardechois
Il y a 28 jours
En Ardèche chaude et sèche
J'ai cultiver du sorgho depuis 1996 dernière les reygras de printemps
Distribué en vert je jonglais avec les variétés pour étaler la récolte le piper était le plus précoce mais le moins bon des que je voyais un épi enrubannage( sinon c'est de la paille)
Le plus beau que j'ai vu c'est 3.2m de haut sans épi 6t ms en 1er coupe sans irrigation toujours derrière reygras
Mais ça c'était avant !!! 2003 pas pu semer es désastre et depuis les printemps se ressemble
J'ai abandonné le sorgho cette année là.
Aujourd'hui trop sec au printemps je préfère la luzerne meilleur valeur moins de travail

Cette année j'ai essayé le moha et je préfère. Pas mal


Attention le sorgho est toxique en dessous de 50 cm
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Jmb67
Il y a 29 jours
Ne racontons pas trop d'histoire : cette année semis de sorgho multiples coupe aucune récolte, ils n'ont pas non plus résiste à la sécheresse, semis début juin, levé puis séché plant de 5 à 8 cm
Pas d'eau pas de sorgho
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