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Orges hybridesRendements, protéines, paille. des atouts pour les polyculteurs-éleveurs

| par | Terre-net Média

Avec leurs rendements supérieurs en grain et en paille, les variétés hybrides d'orges fourragères six rangs d'hiver mises au point et commercialisées par Syngenta, ont des arguments pour séduire les polyculteurs-éleveurs, notamment en terres difficiles.

Orges hybridesSelon Olivier Borde de Syngenta, les orges hybrides élaborent leur rendement différemment des variétés lignées : le nombre de grains par épi est supérieur et les grains sont plus lourds et plus riches en protéines.(©Terre-net Média)

« Les variétés d’orges hybrides s’expriment particulièrement bien dans les parcelles hétérogènes, où elles montrent de meilleures capacités d’adaptation et de rusticité » explique Olivier Borde de Syngenta. « Elles compensent mieux les aléas climatiques et présentent des rendements plus réguliers d’une année sur l’autre. Les variétés les plus rustiques pourraient même remplacer une culture de triticale dans certaines situations, avec notamment une récolte précoce laissant place à une interculture fourragère par exemple. »

+ 8,3 q/ha

Encore quasi inexistantes il y a cinq ans, les orges hybrides représentaient 26,4 % des parts de marché de l’orge fourragère en France en 2013, soit 145.000 hectares. Lors des essais 2013, les rendements des variétés hybrides étaient supérieurs aux variétés lignées de + 8,3 q/ha chez 74 agriculteurs, avec par exemple : 103,4 q/ha (+ 12,4 q/ha) avec la variété Hyvido Volume dans la Somme et 90,7 q/ha (+ 14,9 q/ha) dans l’Orne avec la variété Hyvido Tatoo. Ces gains de rendement compensent le surcoût de la semence, estimé à + 90 €/ha, si l’hybride dépasse la variété lignée d’environ 5 quintaux.

Un même rendement peut être obtenu avec des densités de semis différentes et lorsque le prix des doses est élevé, il est judicieux de ne pas trop forcer sur la densité de semis. En semis clair, inférieur à 175 grains au m2, l’orge tallera davantage. En cas de perte de densité suite à de mauvaises conditions climatiques par exemple, les variétés hybrides parviennent à maintenir de bons niveaux de rendements grâce à une meilleure fertilité de l’épi (+ 10 à 15 % selon Arvalis-Institut du végétal) et un poids de mille grains (Pmg) supérieur d’environ 5 % aux variétés lignées.

Une paille abondante et absorbante

Les orges hybrides affichent des rendements en paille supérieur de 0,7 tonne/ha par rapport aux lignées (de + 0,4 à + 1,3 t/ha sur trois essais). « Nous avons également testé l’absorption de ces pailles qui serviront de litière. La capacité de rétention d’eau est supérieure de 8 % chez les hybrides. Cela serait sans doute lié à un diamètre des tiges un peu plus large. »

Orges hybridesLa biomasse racinaire est plus abondante. (©Tnm)

Meilleure valorisation de l’azote

L’effet d’hétérosis des variétés hybrides se traduit principalement par un chevelu racinaire nettement plus important, pouvant dépasser les 70 % de biomasse racinaire en plus, deux mois après le semis. Cela lui confère une bonne résistance au stress au printemps et surtout une meilleure utilisation des nutriments disponibles dans le sol.

Ainsi, grâce à une absorption supérieure, les hybrides valorisent mieux l’azote disponible. « 10 à 15 unités d’azote sont exportés en plus dans les grains en fin de cycle, soit 20 à 30 unités par la plante entière » explique Olivier Borde. Si les hybrides ont des rendements supérieurs, c’est grâce à la fertilité des épis et du Pmg, ces éléments sont typiques d’une mobilisation tardive de l’azote fournie par les fumiers par exemple.

Plus de protéines

A rendement équivalent, les hybrides affichent 0,3 point de protéines de plus que les variétés lignées. « Avec l’assimilation tardive de l’azote dans le grain, les hybrides diluent moins la teneur en protéines en fonction du rendement ». Dans les essais 2013, le pourcentage de protéines s’établissait à 10,8 % avec un rendement de 93 q/ha et de 11,5 % à 86 q/ha.

Avec plus 1,09 UF/kg et 102 g de Pdie/kg (dont 6,8 % de lysine digestible), l’orge fourragère reste un ingrédient de choix dans l’alimentation animale, qu’elle soit produite sur la ferme et autoconsommée ou vendue aux fabricants d’aliments du bétail.


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Le progrès bien présent mais peu visibleLe cru de nouveautés pour les prochains semis de céréales se compose de pas moins de 35 variétés de blé inscrites, dont six hybrides, un record. Parmi elles, 23, dont cinq hybrides, concernent la zone nord. La moyenne de rendements de ces nouvelles venues, hors hybrides, atteint 105,5 % des témoins au nord et 107 % au sud. Celle des hybrides approche les 110 %. Visiblement, les sélectionneurs ont encore de la ressource s'agissant du potentiel de la culture. Les causes de la stagnation des rendements

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DÉJÀ 1 RÉACTION


j p
Il y a 17 jours
Vous n'avez pas plus vieux comme résultat !!!!!!!!!!!!!!!
Des chiffres de 2013 ça parait un peu dépassé
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