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Système fourragerQuel bilan pour la saison herbagère 2019 ?

| par | Terre-net Média

« 2019 a été marquée par de forts contrastes climatiques quant aux températures et à la sécheresse, auxquelles les plantes comme les animaux et les hommes ne sont pas habitués. » L'heure est au bilan de la saison herbagère pour le Gnis qui qualifie cette année d'atypique.

Avec la chaleur de cet été 2019, la pousse de l'herbe s'est arrêtée et cette dernière a grillé sur pied, pénalisant fortement les ressources fourragères des élevages.Avec la chaleur de cet été 2019, la pousse de l'herbe s'est arrêtée et cette dernière a grillé sur pied, pénalisant fortement les ressources fourragères des élevages. (©Terre-net Média)

C'est dans un communiqué de presse que l'interprofession des semences et plants dresse le bilan de la saison herbagère de 2019 : « Au printemps, l’herbe a démarré très vite, puis s’est ralentie et s’est arrêtée. Il en résulte un surpâturage des prairies et la distribution de stocks fourragers qui étaient destinés à l’hiver. Le coût de ce fourrage récolté est sans commune mesure avec le coût d’un fourrage pâturé directement par l’animal. »

Faut-il sursemer les prairies ?

Le Gnis préconise de faire un état des lieux des prairies : « La sécheresse exceptionnelle et la chaleur ont pu provoquer la mortalité de plantes. Les espèces qui réapparaissent après le retour de la pluie sont des plantes pionnières comme des pâturins ou du mouron. Le pâturin commun est appétant, de bonne valeur alimentaire mais possède des racines superficielles et disparaît vite au début d’une période sèche. D’autre part, ce dernier nuit au développement des graminées de fort intérêt comme le ray-grass anglais. »

Un sursemis peut être envisagé si les pâturins sont trop importants mais passé le 15 septembre, il faudra attendre le printemps. Les experts expliquent : « 2019 a mis en avant les espèces qui ont le mieux résisté : luzerne, dactyle, fétuque élevée, lotier, trèfle blanc. Le ray-grass anglais, quant à lui, a cessé de produire mais n’est pas mort. De plus, sa morphologie gazonnante a permis d’occuper la strate inférieure et ainsi de limiter l’invasion des adventices. »

Fumier, résiduels... : Préparer les pâtures pour l'hiver

Ni trop haute, ni trop basse : l'herbe doit passer l'hiver de façon à repartir de plus belle au printemps. Un surpâturage favorisera l'implantation d'adventices et ralentira le redémarrage, tout comme une végétation trop haute qui étouffera les repousses.

« Aucun outil agricole ne peut rivaliser avec les vers de terre, et ceci gratuitement ! », rappelle l'interprofession. D'ailleurs, l'apport de fumier avant l'hiver leur est hautement favorable. Il se fera prioritairement dans les parcelles de fauche car « 1 t de MS nécessite 25 unités d’azote, 8 de phosphore et 28 de potasse. » Même chose pour les prairies semées : un bon niveau de fertilité permet aux plantes d'exprimer leur potentiel. Sans oublier le pH : « Un bon pH (> 6,2) favorise les légumineuses qui elles-mêmes favorisent les bonnes graminées. Pour remonter d’un demi-point de pH, il faut environ 750 kg de CaO. »

Anticiper la saison fourragère 2020

Outre le sursemis évoqué plus haut, d'autres solutions peuvent être envisagées dès maintenant pour 2020 : betterave fourragère récoltée ou pâturée, semis de prairie sous couvert de méteil ou de céréales, prévoir des stocks sur pied et des dérobées.


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DÉJÀ 1 RÉACTION


Patrice Brachet
Il y a 53 jours
L année 2019 pour nous est très riche d intérêt : je m explique ; pas d herbe de juin a maintenant mais on avait semé de l avoine et du sorgho derrière des méteils bilan le sorgho nul l avoine magnifique prévision 4 à 6 t ms hectare L avoine c est de l hiver de la cellule elle a tallé terrible c est impressionnant la biomasse !
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