MaïsPyrales : des ravageurs à surveiller de près

| par | Terre-net Média

La pyrale peut avoir une forte incidence sur le rendement et la qualité du maïs, en grain comme en fourrage. Il convient donc d'être vigilant vis-à-vis des vols de ce ravageur afin d'intervenir au bon moment.

PyraleLes premiers vols de pyrales ont été observés dans les Hauts-de-France et en Champagne-Ardenne. Dans l'ouest en revanche, il est l'heure d'intervenir. (©Arvalis-Institut du végétal) La pyrale du maïs est « un ravageur qui se développe dans les zones de production du maïs grain et du maïs fourrage, avec une incidence sur le rendement et la qualité qui peut être forte », précise Arvalis-Institut du végétal. Avec son réseau de piégeage, FMC constate « une forte augmentation de la pression foreurs (pyrales et sésamies) depuis environ trois ans », note David Pinson, chef produits insecticides FMC. La pression était « plutôt importante en 2017 et elle s'est accrue en 2018 ». Pour la région Bretagne, les conséquences sur le rendement sont en moyenne de - 1,3 t de MS/ha en maïs ensilage (sur 15 parcelles en 3 ans) et - 6,7 q/ha en maïs grain (sur 64 parcelles en 8 ans).

Après une phase d'implantation difficile cette année, Arvalis recommande « toujours une vigilance accrue vis-à-vis de ce ravageur ». « Il est nécessaire de surveiller attentivement les cultures, de se renseigner sur le déploiement potentiel du prédateur et d'organiser la lutte pour 2019 », ajoute l'organisme. Les premiers vols de pyrales ont été observés dans les régions des Hauts-de-France et de la Champagne-Ardenne. Dans l'ouest de la France en revanche, c'est le moment d'intervenir !

Quelles solutions ?

Pour lutter contre les pyrales, les solutions sont « agronomiques, biologiques et chimiques », souligne Arvalis. Le broyage des cannes de maïs permet de « diminuer significativement la population de larves à l'entrée de l'hiver ». Il est important de le faire le plus tôt possible après la récolte. Sinon, « plus le maïs dessèche, plus les larves vont descendre le pivot et auront de chances de passer au travers du broyage », explique David Pinson. « Les dégâts de foreurs peuvent, de plus, augmenter le risque mycotoxines ».

En cours de campagne, le piégeage permet  « repérer le début et le développement du vol de papillons », indique Arvalis-Institut du végétal. C'est une information capitale pour « positionner au mieux la lutte contre ce ravageur ». En effet, afin d'être efficaces, « les interventions en végétation (trichogrammes et insecticides) doivent être correctement positionnées dans le temps par rapport au vol de l'insecte ». En lutte biologique, la dépose de trichogrammes contribue à « limiter la proportion d’œufs de pyrale viables. Le trichogramme, qui est une toute petite guêpe, pond ses œufs dans ceux de pyrale, stoppant ainsi leur développement ». Les diffuseurs installés par les agriculteurs dans les champs « contiennent des œufs de trichogramme à différents stades. La sortie échelonnée des individus adultes permet ainsi de mieux couvrir la période de ponte des pyrales ».

La lutte chimique « vise, selon les spécialités commerciales (à base de pyréthrinoïdes ou de Coragen), les œufs ou/et les jeunes larves du ravageur avant que celles-ci ne pénètrent dans la tige. Il n’existe pas de lutte curative après la pénétration de la larve dans la tige ». Pour les produits persistants, David Pinson conseille « d'essayer de protéger le maximum de feuilles possibles » sans dépasser la date limite pour le passage du tracteur.


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