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Lu sur les réseaux« Pourquoi toutes les vaches ne sont pas à l'herbe ? »

| par | Terre-net Média

« Tout indique que nourrir des ruminants à l'herbe est une bonne chose, alors pourquoi il n'y a pas plus de rations à base d'herbe ? » Voici la question posée par Adrien aux éleveurs sur les réseaux sociaux. Entre les systèmes herbagers et les classiques maïs/soja, les réponses fusent...

Herbe ou maïs ? Faut-il vraiment choisir ou plutôt ne pas mettre ses œufs dans le même panier en mixant les 2 ?Herbe ou maïs ? Faut-il vraiment choisir ou plutôt ne pas mettre ses œufs dans le même panier en mixant les deux ? (©Terre-net Média)

Étudiant en master « agronomie, environnement, territoire, paysage et forêt », Adrien postait récemment sur le groupe Facebook Pâturage et prairie, discussion et échanges : « Toute la bibliographie que je consulte dit que nourrir des ruminants à l’herbe, c’est bien (qualité nutritive, économie, lutte contre le changement climatique…). Reste donc une question centrale : pourquoi il n’y a pas plus d’agriculteurs qui ont une ration à base d’herbe ? » Le débat est alors lancé dans les commentaires !

Les ruminants sont faits pour manger de l'herbe...

Il y a les convaincus, on peut d'ailleurs lire : « Le maïs ensilage est contre-nature », « les ruminants sont faits pour manger de l'herbe » ou encore « l'herbe ne fait vivre que l'agriculteur donc il n'y a pas beaucoup d'organismes qui auraient pour avantage de conseiller ce type de système... ».

Pour beaucoup, l'herbe sonne comme une évidence. Il est question de coût de production (herbe pâturée ou récoltée face à la culture du maïs), de rationnement (complémentation obligatoire des rations à base de maïs) et de temps et technicité au travail. Et si tout le monde n'est pas dans un système tout herbe, Michel rappelle : « 95 % des ruminants consomment de l'herbe en France », même si la part varie fortement d'un élevage à un autre.

... Mais les contraintes ne laissent parfois que peu de place au pâturage

Outre les 100 % herbe du groupe, certains rappellent que ce système n'est pas faisable partout. C'est le cas d'Emilie qui explique : « Le territoire a changé. Avant, on avait un parcellaire peut-être plus proche et faire traverser une route aux vaches était commun. Maintenant, c'est plus compliqué et on n'a pas forcément les finances pour faire creuser des trous sous les routes. Et puis, l'échange de parcelles n'est pas toujours possible. » Elle témoigne : « Nos vaches sont nourries au foin et à l'enrubannage avec du concentré. Les génisses sont à l’herbe, elles peuvent aller plus loin. Si quelqu’un a inventé un télé-porteur de troupeau, qu’il me prévienne ! »

De plus, pour les éleveurs allaitants, le sujet fait débat. Christian affirme : « L'engraissement est moins rapide avec une ration tout herbe », même si celui-ci est moins coûteux. D'ailleurs, des essais de l'Idele révèlent que finie à l'herbe, la viande présente de meilleures qualités nutritionnelles mais elle n'est pas forcément plus tendre.

Pour beaucoup, c'est le côté aléatoire de l'herbe qui effraie. En effet, les conditions climatiques peuvent fortement impacter la production, comme l'an dernier où l'élevage a été durement touché par la sécheresse estivale. On peut lire parmi les commentaires : « Être en 100 % herbe comme en 100 % maïs, c'est un risque. Le mieux est de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier : herbe pâturée, récoltée, méteil, maïs... En plus, cela permet d'étaler les pics des travaux. »

Pour d'autres, le maïs est également un confort de travail : « On sait ce qu'on distribue, on maîtrise la quantité et on connait la valeur alimentaire. Les journées sont alors rythmées par une routine et c'est plus facile à s'organiser. La production est plus stable et on peut mieux la piloter. »


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DÉJÀ 11 RÉACTIONS


rené
Il y a 21 jours
Nous ,les vaches vont à l herbe,je ne conçois pas la production laitiere autrement.Le probleme ,c'est la legislation qui ne favorise pas ce systeme. Une vache qui va au paturage emet soit disant plus d'effluent qu'une vache qui reste enfermée.C'est un non sens et comment nos syndicat qui soit disant deffendent l'agriculture paysanne à pu laisser faire......
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tell14
Il y a 21 jours
a mon avis pour le paturage il y a 3 regles a respecter:
etre dans une region ou il pleut regulierement...pas d eau pas d herbe!
avoir suffisamment de surface axecible par le troupeau(minimum 30ares/vl)
avoir des chemins et des bonnes clotures.
si vous disposez de cela c est du gateau!
pour fonctionner avec un grand troupeau(+250 vl) en systeme tout herbe on arrive a etre tres regulie dans la production de lait par le paturage tournant dynamique sur 28 jours.
il faut penser a faire quelques stocks malgre tout en cas de secheresse.
cela permet de produire sans aucun achat exterieur .
le plus bete c est d avoir attendu 10 ans pour comprendre cela !!
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The germs
Il y a 22 jours
Tout à fait d'accord avec ton analyse. La difficulté de l'autonomie alimentaire sur la charge de travail mais qui est rémunératrice quand le système de production est en place. Par contre, si le "maïs/soja" est une sécurité, c'est aussi un risque lors des années où le maïs est de médiocre qualité...
D'autre part, lorsque tout le système est en place, notamment les rotations, on gagne énormément en production et en rendement. Un maïs après pâture sera plus productif qu' un maïs sur maïs. Idem pour les pâtures qui sont plus productives quand elles sont renouvelés régulièrement. J’essaie de renouveler chaque année une partie des pâtures par un maïs implanté en mai. Je resème parfois directement une pâture dès la récolte, ou parfois une orge avant de revenir en pâture pour au moins 5 ans... Sinon, betterave pour l'hiver et mélange de trèfles pour l'été sur une partie de l'assolement.
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Patrice Brachet
Il y a 22 jours
Le maïs / soya c est la tranquillité ! L autonomie c est beaucoup de taf mais là ré numération est à la hauteur quand on a des impératifs financiers on choisit l autonomie mais aussi le maximum de travail Par contre nôtre jeune étudiant ne rend pas compte de la portée de ses paroles à mon avis
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Chris
Il y a 22 jours
Bonsoir, je suis eleveur en Bretagne, et je peux vous dire que la gestion de l'herbe est, encore cette année compliquée... Il faut accepter des grosses variations de production et de taux mais ça fait 2 mois que je ne donne pas un kilo de soja soit une économie de 2000 euros par mois soit 40 euros par tonne de lait..... Dommage que ça ne dure pas plus longtemps..
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Jmb67
Il y a 22 jours
La gestion de l'herbe reste compliqué et beaucoup de variation dans les rations. Le système maïs soja reste simple, l'inconvénient c'est la non indépendance et non plus l'autonomie sur l'exploitation.
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jbs
Il y a 21 jours
Certaines régions ne se prêtent pas à l'élevage bovin laitier. Le mais aussi aimé l'eau.
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The germs
Il y a 22 jours
Attention aux visions simplistes: certaines régions ne se prêtent pas à se mode de fourrage. Les sécheresses à répétition sont là pour nous le rappeler!
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Popeye 76
Il y a 22 jours
J'ai découvert le pâturage tournant et l'autonomie alimentaire de mon troupeau de 50 normandes 20 ans après mon installation!!!10 tonnes de MS /ha /an d'herbe pâturer sans engrais.....Le système dominant est formaté pour faire consommer des intrants aux éleveurs et je sais de quoi je parle!aujourd'hui je travaille pour moi et j'ai retrouvé mon indépendance décisionnelle et en plus ça paye!
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Math
Il y a 22 jours
Coût de production faible, potentiel de production élevé AVEC une bonne gestion du pâturage = excellente rentabilité .
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