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Paroles de lecteursQuand le maïs amène à parler du méteil...

| par | Terre-net Média

Du maïs au méteil, il y a plus d'un pas. Mais Patrice Brachet n'a pas hésité à les franchir, emmenant avec lui Nicolas Hautot, tintin, steph72, débutant et Maec. Avec steph72, il s'offre même un aparté plus machinisme sur les semoirs de semis direct. Étonnamment, le sujet de départ de l'article sur l'hétérogénéité des maïs fourrage, soit très bons soit trop secs, n'a pas fait réagir plus que ça les lecteurs.

paroles de lecteurs debats sur le mais qui amenent au meteil « Certains d'entre vous m'ont demandé mes résultats pour le méteil et je ne savais comment vous les faire passer, donc je profite de cet article sur le maïs », annonce Patrice Brachet(©Terre-net Média)

Patrice Brachet : « Cela partait pas trop mal mais à l'arrivée, les maïs fourrage ne sont vraiment pas terribles, à part pour quelques chanceux, qui ont pris les gros orages ou qui ont pu continuer à irriguer. »

Jonathan : « Nous, ça va être la catastrophe... »

La discussion dérive très vite sur le méteil

Patrice Brachet : « Certains d'entre vous m'ont demandé mes résultats pour le méteil et je ne savais comment vous les faire passer, donc je profite de l'article sur le maïs : 19,9 de protéines ; 124 de PDIN, 91 de PDIE, 45 de PDIA et 74 UFL et environ 10 t/ha de rendement car on a mis des patins sous la faucheuse et on peut couper à 20 cm, donc le méteil couché reste dessous. »

Hautot Nicolas : « Patrice, tu mets combien de kilos de céréales par vache pour complémenter ta ration à base de méteil ? »

Patrice Brachet : « Nicolas, la ration se compose de 2/3 d'enrubanné de méteil, de 1/3 d'herbe enrubannée, de 13-15 % de protéines, 5 kg de MS de maïs humide et 2,6 kg de colza équilibré 28/30 kg. »

tintin : « Bonjour Patrice, tu n'as pas une ration un peu courte en UF et un peu forte en azote ? À combien est ton taux d'urée ? Tu ne peux pas monter en maïs épis et baisser en colza ? Bien content de te lire. A+. »

Patrice Brachet est passé par là...

Patrice : « Bonjour Tintin, merci pour la correction. En effet, j'ai oublié 3 kg de MS de maïs ensilage. Pour info, l'urée tourne autour de 200, le TB du lait atteint 42,5 et le TP 34,5. Pour tout dire, on vient de recevoir l'analyse et on ne pensait pas être si haut en azote. On va donc adapter la conduite azotée. »

steph72 : « Bonjour Patrice. Quelle est la proportion de ton mélange ? Tu fais du maïs après ? Je vais tester le semis direct et semer du RGI et du trèfle associé à de la féverole et de l'avoine. La vesce et le triticale pompent trop l'eau du sol pour la culture suivante. »

Voir également le Paroles de lecteurs : Faut-il irriguer le maïs, donc créer des réserves d'eau ?

Patrice Brachet : « Steph72, oui on fait du maïs après et avant de parler mélange, est-ce que tu laboures ? Si oui, le labour une année sèche n'est pas génial. Si tu n'as pas de cailloux, un strip-till fera l'affaire, sinon un déchaumeur à disques suffit et tu sèmes derrière. Le gros avantage : il y a énormément de débris végétaux, propices à la biodiversité (chez nous, on a des milliers de carabes et pas de limaces !) et qui limitent l'érosion. Pour le mélange : 50 kg d'avoine, 60 kg de féverole, 15 kg de pois, 7 kg de vesce velue et 3,5 kg de trèfle squarosum. Cdlt. »

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : bIENTÔT fini le maïs ensilage ? 

débutant : « Dans ce type de ration, il faut tout de même être capable de faire du maïs grain. Sinon, on peut travailler avec des drêche de blé par exemple. »

Patrice Brachet : « Effectivement, il faut produire de l'énergie en face ! De toute façon, chez nous, si le réchauffement climatique continue, on ne pourra plus faire de maïs ensilage. Les coups de chaud le rendent indigeste même avec l'irrigation, sauf en plaine sous pivot et encore... »

Maec : « Patrice, pour un semis de méteil à l'automne, après une prairie temporaire, que conseilles-tu ? Cdlt. »

Patrice Brachet : « Bonjour Maec, tu sais on est des passionnés avec mon fils David et pas des pros. On a affiné notre système au fur à mesure que l'on voyait que cela ne fonctionnait pas et vice-versa. Ceci étant dit, quel est ton type de sol ? Avec quoi démolis-tu ta prairie ? Tes sols gardent-ils l'eau en surface ? Tu me dis tout cela et je te répondrai du mieux que je peux Cdlt. »

Autre digression sur le semis direct 

steph72 : « Non, je ne laboure plus. Le plus souvent, je passe le déchaumeur à dents avant de semer. Cette année, je vais faire appel pour les semis à une ETA, qui a un Horsch Pronto. Pas de travail du sol pour éviter de l'assécher et la féverole peut être semée à peine plus profond que les autres graines. »

Patrice Brachet : « Steph, il me semble que le Pronto n'est pas un semoir de semis direct, il faut un peu de travail du sol avant. C'est ce qui nous a rebutés et nous ne l'avons pas acheté. Renseigne-toi avant surtout si ton sol est un peu compacté. »

steph72 : « Désolé, c'est le Horsch Avatar. »

Patrice Brachet : « Super machine ! C'était encore un prototype quand on l'a achetée. »


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DÉJÀ 1 RÉACTION


steph72
Il y a 76 jours
Si ça ne fait pas réagir les eleveurs,c'est que les eleveurs en on marre d'investir dans cette culture qui fait des rendements très irréguliers quand il n'y a pas d'irrigation possible.
Alors l'alternative possible et qui est economiquement rentable,c'est de faire des cultures d'automne pour assurer les stocks et en meme temps ça améliore l'autonomie proteique des exploitations ( diminution du cout alimentaire,meilleure santé des animaux)
C'est peut etre ça le changement de modele agricole
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