Revue des réseauxLes semis de maïs fourrage ont d'ores et déjà commencé

| par | Terre-net Média

Les premiers semis de maïs fourrage sont lancés. D'après les photos et vidéos postées sur les réseaux, plusieurs éleveurs ont d'ores et déjà sorti les semoirs. D'autres en revanche attendent de récolter leurs méteils même si la quantité n'est pas au rendez-vous. Certains craignent un manque de stock potentiel !

Si certains sont encore dans la préparation des sols, d'autres ont déjà mis en route le semoir à maïs. C'est par exemple le cas chez Julien dans la Sarthe :

Les experts d'Arvalis rappellent : « Les semis précoces visent à esquiver la sécheresse estivale par une floraison précoce des plantes pour favoriser un nombre optimal de grains par plante. » En revanche, ils mettent en garde : « Des semis trop précoces peuvent engendrer un moindre développement des feuilles, ce qui se retrouve à la floraison dans le rendement de la partie tige + feuilles. » Pour éviter ce stress et assurer un bon démarrage de la plante, ils préconisent d'y associer une fertilisation starter au semis.

Comme prévu dans les prévisions météo à long terme d'avril et mai, les températures sont pour l'instant restées fraîches au nord de la Loire avec quelques gelées et chutes de neiges tardives. Dans certaines zones, le vent a fortement asséché des sols qui manquaient déjà d'eau, ce qui a obligé quelques agriculteurs à sortir les rouleaux pour rappuyer le sol et conserver un maximum de fraicheur et d'humidité en vue des semis. Beaucoup de régions manquent grandement d'eau. Le département du Nord a carrément été placé en alerte sécheresse interdisant les agriculteurs d'irriguer entre 11h et 17h jusqu'en juin.

Pour ceux qui prévoient de récolter un méteil avant maïs, la quantité ne semble pas au rendez-vous non plus. En Vendée, Landry devrait prochainement récolter son mélange seigle + trèfle incarnat mais il confie : « La qualité est là. Pour la quantité, on verra le nombre de bottes... » :

En effet par endroits, la quantité devrait être insuffisante à cause du manque d'eau. Certains continuent pourtant à espérer et laissent encore un peu de temps au développement du fourrage, quitte à retarder un peu les semis de maïs... À suivre !

Pour Antoine, dans l'Eure, les stocks sont au plus bas. Il craint de manquer de nourriture pour son troupeau. Heureusement, un voisin lui propose de valoriser une partie de ses couverts en fourrage, ce qui devrait l'aider un peu. De plus, l'éleveur prévoit de faucher prochainement pour faire un silo d'herbe pour l'été, en espérant que ce soit suffisant...

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