S'adapter aux aléas climatiquesLes méteils pour compléter le stock fourrager dès le mois de mai

| par | Terre-net Média

Les méteils représentent une option intéressante face aux aléas climatiques. Dès l'automne, il faut les semer pour une récolte en mai. Ils permettent ainsi de compléter son stock fourrager en qualité et/ou en quantité.

MétéilLa période de semis idéale est la deuxième quinzaine d’octobre pour les méteils fourrage. (©Chambre agriculture du Grand Est)

Dans une série de six vidéos publiées sur la chaîne Youtube de la chambre régionale d'agriculture Grand Est, le groupe Herbe et fourrages Grand Est présente plusieurs espèces fourragères adaptées au changement climatique.

Focus sur le méteil, association d’une ou plusieurs céréales avec une ou plusieurs légumineuses, avec Amélie Boulanger de la chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle et Fanny Mesot de la chambre d’agriculture de la Meuse :

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Composés d’une céréale et d’un protéagineux, les méteils fourragers les plus couramment implantés à l’automne sont du triticale et du pois fourrager, explique Amélie Boulanger de la chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle. « Niveau variété de pois, on est plutôt sur du Assas ou Arkta, précise-t-elle. Pour les céréales, on conseille le triticale, mais cela peut également être du seigle (plus précoce au printemps), de l’épeautre (plus tardif que le triticale) ou encore de l’avoine. Pour la céréale, on sera sur 250 grains par m2 et 30 grains par m2 pour le pois fourrager, il faut éviter d’en mettre trop car il pourrait verser. »

Une troisième espèce peut également être associée, c’est le plus souvent de la vesce. Dans cette configuration, il faut partir sur 200 grains/m2 pour la céréale, 20 grains/m2 pour le pois fourrager, 15 grains/m2 pour la vesce. Pour un coût raisonnable, il est judicieux de produire soi-même ses semences.

Retrouvez le témoignage d'Anton Sidler (61) qui s'est tourné vers les méteils : « 25 litres de lait par jour sans tourteau c'est possible »

La période de semis idéale est la deuxième quinzaine d’octobre, explique la conseillère de la chambre, car elle permet au pois d’être assez développé pour passer l’hiver. C'est ce qu'a fait Vincent Luherne, éleveur en Bretagne, en octobre dernier : 

Pour la récolte, deux objectifs peuvent être visés, complète Fanny Mesot, de la chambre d’agriculture de la Meuse : « Soit la qualité, et dans ce cas, elle devra s’effectuer précocement, début mai avec un pois avant floraison et une céréale avant épiaison. Soit vous recherchez un rendement plus important, alors la récolte devra s’effectuer fin mai au stade pâteux laiteux ». 

Céréales/pois fourrager
MAT180 - 190 g
UFV1,05
UFL0,8
PDIN90 - 110 g
PDIE70 g

Et niveau valeur alimentaire ? Elle sera de 0,9 UF si le méteil a été récolté précocement, et se destine alors aux vaches allaitantes ou laitières, et de 0,8 UF en cas de récolte tardive, il sera alors plutôt adapté aux animaux à plus faibles besoins. Dans la ration des vaches laitières ou allaitantes, « on peut monter à 3-4 kg », conclut Fanny Mesot.

Pour en savoir plus sur le coût des méteils, retrouvez l'article du BTPL : Les méteils comme base de l'alimentation des vaches laitières : quels coûts ?
Et sur la récolte des méteils : Les questions à se poser pour bien ensiler les méteils

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