Variétés fourragèresLe progrès génétique en plantes fourragères : quel bénéfice pour l'éleveur ?

| par MO | Terre-net Média

Les améliorations des variétés fourragères sont multiples, mais souvent difficilement chiffrables, contrairement à d'autres espèces végétales. Néanmoins, les éleveurs ressentent bien leur impact sur le comportement des animaux, leur croissance et leur état, et sur le tank à lait.

Collection fourragèresDepuis une vingtaine d’années, le progrès de rendement des plantes fourragères est de 250 kg par hectare et par an. (©Gnis)

Chaque année, une trentaine de variétés de graminées et de légumineuses sont inscrites au catalogue officiel français des variétés. Pour être inscrite, une variété doit apporter une amélioration par rapport à la moyenne de celles déjà inscrites. Ainsi, d’année en année, les variétés doivent être de plus en plus performantes, tirant l’ensemble du système vers le haut. C’est pourquoi on parle de progrès génétique.

Depuis une vingtaine d’années, le progrès de rendement des plantes fourragères est de 250 kg par hectare et par an. Mais le progrès génétique est encore plus important sur les critères en lien avec la qualité du fourrage et son comportement :

La remontaison : il s’agit de la prédisposition variétale de la plante à refaire une seconde fois des épis. Pour la fauche, la remontaison constitue un plus alors que pour le pâturage, ce sera un handicap.

La résistance aux maladies : les variétés sont testées pour leur prédisposition naturelle à être résistantes, puisque la présence de maladies affecte l’appétence, la productivité, la qualité alimentaire et l’espérance de vie de la plante.

La pérennité : elle peut varier pour une même espèce. L’éleveur qui investit dans de la génétique a tout à fait intérêt à conserver longtemps sa prairie.

La précocité et la souplesse d’exploitation : les variétés sont observées quant à la date d’épiaison du centre-ouest, la région de référence. Pour les autres régions, une grille de correction permet d’estimer la date probable d’épiaison. La souplesse d’exploitation est le nombre de jours entre la date du stade départ en végétation et le stade début épiaison. Plus la souplesse est longue, plus il est possible de constituer des stocks d’herbe sur pied attendant d’être pâturés. Par contre, les variétés à souplesse plus courte exigent d’être fauchées afin de ne pas perdre en valeur alimentaire.

L’alternativité : ce critère concerne le ray-grass italien où on distingue des variétés alternatives et des variétés non alternatives. Mais il peut y avoir un peu d’alternativité chez d’autres espèces comme la fétuque élevée et les festulolium.

La souplesse des feuilles : ce critère concerne la fétuque élevée dont l’amélioration a été traduite par une augmentation de 1,6 kg de lait par vache et par jour.

Pour bénéficier au maximum du progrès génétique, il faut raisonner le choix variétal en ordonnant ses critères prioritaires. Pour cela, le site www.herbe-book.org permet d’informer sur les variétés et de les classer par ordre d’intérêt en fonction de sa situation personnelle. 

 


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DÉJÀ 1 RÉACTION


fenec
Il y a 70 jours
Vous faite un bon travail bonne continuation
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