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S'adapter au changement climatiqueAppétent même épié, le plantain séduit par sa souplesse d'exploitation

| par | Terre-net Média

En s'adaptant bien aux conditions séchantes, le plantain est une espèce fourragère préconisée pour faire face aux aléas climatiques rencontrés ces dernières années. Il est souple d'exploitation en raison de sa complémentarité avec les graminées.

PlantainLe plantain est très protéique avec 14 % de MAT quel que soit son stade, 0,98 d'UF et 91 g de PDIN. (©Chambre agriculture Grand-Est)

Dans une série de six vidéos publiées sur la chaîne Youtube de la chambre régionale d'agriculture Grand Est, le groupe Herbe et fourrages Grand Est présente plusieurs espèces fourragères adaptées au changement climatique

Retrouvez notre premier article consacré au sainfoin : Le sainfoin, une légumineuse rustique, résistante au sec et au froid
Luzerne, sorgho, betterave fourragère, météils... nous reviendrons sur les autres espèces fourragères adaptées au changement climatique dans de prochains articles. 

Focus sur le plantain avec Damien Godefroy de la chambre d'agriculture des Vosges : 

Cliquez sur le curseur pour lancer la vidéo.

Le plantain résiste très bien à la sécheresse, grâce à ses racines pivotantes qui permettent d'aller chercher l'eau en profondeur. Très feuillu, avec une petite montée à fleurs, « il reste appétent même lorsqu'il est fleuri puisque sa fleur n'entre pas en concurrence avec les feuilles », explique Damien Godefroy. 

Cette espèce est plutôt adaptée au pâturage et non pas à la fauche puisqu'elle ne sèche pas bien et est peu productive en fauche. 

Niveau conduite, « on ne sème pas le plantain en pur mais plutôt en associé dans une prairie temporaire, à raison d'1,5 kg/ha dans une prairie semée à 30 kg/ha », complète Damien. « C'est une culture d'une grande souplesse d'exploitation qui lui permet d'être associée avec les graminées sans problème. »

Côté valeur alimentaire, il est très protéique avec 14 % de MAT quel que soit son stade,  0,98 d'UF et 91 g de PDIN.

Et vous, comment avez-vous adapté vos pratiques fourragères aux conditions séchantes des dernières années ? Faites-nous part de votre expérience dans les commentaires.

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