Projet RED-SPyCEÉvaluer le couplage élevage-cultures pour un système plus performant

| par | Terre-net Média

Favoriser les complémentarités entre les ateliers animaux et végétaux présente de grands bénéfices, tant sur le plan environnemental que sur le plan économique, pour un système de polyculture-élevage. Un diagnostic de l'exploitation agricole préalable permet d'identifier les pistes d'amélioration potentielles.

Vaches au pâturageComment rendre mon système de polyculture-élevage plus performant ? (©Terre-net Média)

Les systèmes de polyculture-élevage sont attendus comme un modèle dans la transition agro-écologique. « Leurs performances ne sont toutefois pas toujours aussi bonnes qu'attendues », explique Pierre Mischler, chef de projet à l'Idele. De ce constat, a démarré le projet Casdar RED-SPyCE (résilience, efficacité et durabilité des systèmes de polyculture-élevage), visant à améliorer ces performances. Parmi les hypothèses de travail, les équipes de l'Idele et l'Acta, en lien avec l'Inra, les instituts techniques et la chambre d'agriculture de Lorraine..., se sont penchées notamment sur la question des « complémentarités entre les ateliers animaux et végétaux ».

Accroître le couplage élevage-cultures : des bénéfices environnementaux et économiques

À partir d'enquêtes agriculteurs et d'analyses de bases de données, un système de classement des exploitations agricoles a alors été mis en place en fonction de leur couplage élevage-cultures : « faible, moyen ou fort ». Il a permis de montrer qu' « accroître ce couplage a des effets positifs au niveau environnemental : moins de pertes d’azote, moins d’usage de produits phytosanitaires et de carburant. Au niveau économique également, ces systèmes utilisent moins de charges opérationnelles et sont économiquement plus efficaces. Le revenu de l’agriculteur est plus régulier, maintenu au minimum et même meilleur quand la conjoncture économique et météorologique est défavorable », précise l'Idele. À noter aussi : « ces systèmes plus autonomes, plus économes ne sont pas pénalisés en termes de travail ».

Réaliser un diagnostic au préalable

Bien sûr, les pistes pour favoriser le couplage élevage-cultures vont être différentes selon les exploitations agricoles. Cela peut passer par « l'optimisation de l'alimentation, de la fertilisation, l'introduction de légumineuses dans la rotation, ou la meilleure optimisation du fumier sur l'ensemble des surfaces, etc », énumère le chef de projet de l'Idele.

Il est donc nécessaire de réaliser au préalable le diagnostic de l'exploitation « en mobilisant les différents outils à disposition : NICC'El, Autosysel, méthode du bilan... ». Pierre Mischler recommande alors aux éleveurs de se rapprocher de l'Idele, des chambres d'agriculture ou encore des Civam pour les accompagner dans cette démarche.

Retrouvez en intégralité l'interview de Pierre Mischler : 

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