Maïs fourrageViser suffisamment d'amidon mais aussi des fibres digestibles

| par | Terre-net Média

Pour plus de précision dans le calcul de la valeur énergétique, Arvalis et l'Inra ajoutent deux nouveaux critères à l'analyse de maïs : la dNDF et la DTamidon. Arvalis rappelle également qu'il est primordial de trouver le bon compromis entre teneur en amidon et digestibilité de la fibre.

La dégradabilité de l'amidon (DTamidon) assure un potentiel laitier mais qui dit plus d'amidon dit maïs mûr et donc une digestibilité de la fibre amoindrie (dNDF). Il est donc important de trouver le juste milieu !La dégradabilité de l'amidon (DTamidon) assure un potentiel laitier mais qui dit plus d'amidon dit digestibilité de la fibre amoindrie (dNDF). Il est donc important de trouver le juste milieu ! (©Arvalis)Les travaux d'Arvalis et de l'Inra ont précisé l'équation déterminant la valeur énergétique du maïs (M4.2) en y ajoutant deux nouveaux critères : la dNDF et la DTamidon. La dNDF correspond à la digestibilité des fibres. Elle est liée à la dMO (digestibilité de la matière organique) : si la valeur de la dMO augmente (de par les conditions de culture, le stade de récolte, la variété, etc.), la dNDF augmente. Cette hausse signifie une meilleure digestibilité des tiges et feuilles et permettra donc une augmentation de la production laitière. Alexis Ferard, ingénieur chez Arvalis, indique que « + 10 points de dNDF correspond à + 0,82 kg de lait ». La DTamidon est la dégradabilité ruminale de l'amidon. La quantité d'amidon dans le rumen dépend en effet du pourcentage d'amidon dans le maïs et de sa dégradabilité. Si cette dernière est faible, le risque d'acidose sera amoindri mais les microorganismes ne seront pas suffisamment nourris pour produire des PDIE. À contrario, si la teneur en amidon dégradable est élevée, il sera important d'ajouter du fourrage grossier à la ration afin d'éviter le risque d'acidose.

Amidon et digestibilité des fibres : trouver le bon compromis

La dégradabilité de l'amidon augmente avec le temps, c'est pour cette raison qu'il faut fermer suffisamment longtemps le silo de maïs. Attention cependant à ne pas confondre fermer le silo longtemps et récolter tard ! Arvalis précise qu'un maïs récolté tard (donc avec une teneur en MS plus élevée) aura une teneur en amidon plus élevée mais moins dégradable. Ses fibres seront aussi moins digestibles (dNDF faible). Le schéma ci-dessous le montre :

Plus un maïs sera récolté tard, moins son amidon sera dégradable. C'est pour cette raison qu'il faut fermer suffisamment longtemps le silo.Plus un maïs sera récolté tard, moins son amidon sera dégradable. C'est pour cette raison qu'il faut fermer suffisamment longtemps le silo. (©Arvalis)

Même si une forte teneur en amidon assure plus de lait sur le papier, le risque acidogène devra être pallié en ajoutant de l'herbe à la ration ce qui amoindrit nettement le potentiel laitier du fait des plus faibles valeurs de l'herbe. « Il ne faut pas chercher à récolter un maïs tardivement car c'est se couper de nombreuses possibilités de rationnement à cause du risque acidogène. Cela limite la production et fait courir un risque d’échauffement accru du front d’attaque du silo », explique Bertrand Carpentier, ingénieur chez Arvalis.


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