Semis de maïsDes conditions favorables dans les Hauts-de-France

| par | Terre-net Média

Les conditions climatiques des prochains jours semblent propices aux semis de maïs dans les Hauts-de-France. Si ces semis sont un peu plus tardifs que les années précédentes, il ne faut pas se précipiter selon Arvalis-Institut du végétal. Des conditions de semis optimales sont nécessaires pour une réussite de la culture.

Semis de maïs« On est dans les temps et rien ne presse », précise Anne-Sophie Colart. (©Terre-net Média)

Les semis de maïs ont démarré dans le sud des Hauts-de-France et les conditions climatiques des prochains jours semblent offrir une fenêtre favorable pour la région. On est dans les temps et rien ne presse », indique Anne-Sophie Colart, ingénieur régional d'Arvalis-Institut du végétal. La réussite de la culture se joue pour une grande partie au semis : « 50 % du rendement se détermine à ce moment ! », précise l'experte.

Pour des conditions de semis optimales, il est conseillé d' « attendre un ressuyage en profondeur (diagnostic à la bêche) et adapter le travail du sol à chaque parcelle. » La préparation du lit de semences doit être soignée : « obtenir une terre ameublie en profondeur, rassise sans être trop affinée en surface, avec quelques mottes pour éviter l’apparition de phénomènes de battance », ajoute Anne-Sophie Colart.

Elle préconise un semis des graines à une profondeur régulière, environ 4-5 cm « afin d'assurer une levée synchrone et régulière ». L'objectif à la récolte est de 100 000 plantes en fourrage et de 95 000 en grain. Pour calculer la densité de semis, les pertes à la levée sont à prendre en compte (entre 4 et 8 % selon les conditions de levée).

« Un engrais starter au semis permet de répondre aux besoins de la jeune plante en phosphore et se traduit généralement par une meilleure vigueur au départ et une meilleure homogénéité de la levée ».

Comment limiter les attaques de corvidés ?

Généralement, les attaques de corvidés ont lieu entre le semis et la levée, elles peuvent parfois être prolongées au-delà du stade 4 feuilles. « Il n'y a pas de solution miracle », précise Anne-Sophie Colart. Des précautions peuvent néanmoins être prises comme « éviter un semis décalé dans le temps par rapport aux parcelles environnantes ou un semis très proche du travail du sol, bien contrôler la profondeur du semis et ne pas laisser de graines en surface. »

Selon Arvalis, les traitements de semences répulsifs à base de thirame ou de zirame ont une efficacité moyenne et « variable selon le contexte », tout comme les systèmes d'effarouchement (canon à gaz, cerf-volant...).

Un désherbage de pré-levée à réaliser le plus tôt possible

« L'humidité du sol est le premier facteur d'efficacité des herbicides racinaires. » C'est pourquoi, le désherbage de prélevée est à réaliser le plus tôt possible après le semis « de façon à bénéficier des conditions favorables de la préparation du lit de semences ».

En cas d'application sur sol sec, « les matières actives seront moins performantes mais pourront se réactiver avec le retour de la pluie. [...] L'idéal est qu'il pleuve 10 à 15 mm dans les jours qui suivent le désherbage. »


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DÉJÀ 1 RÉACTION


Pipo
Il y a 158 jours
« L'objectif à la récolte est de 100 000 plantes en fourrage et de 95 000 en grain.»
Et bien, c'est bien trop épais comme densité. Ce sont des chiffres pour du semis en double rangs quinconce! l'objectif c'est 85/90000!!!
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