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FourragèresChoisir des espèces et des variétés adaptées au système de l'exploitation

| par | Terre-net Média

Avant d'implanter du fourrage, il est primordial de se poser les bonnes questions : quel est mon objectif ? Dans quel état actuel se trouve la parcelle ? C'est seulement après avoir réalisé un diagnostic complet qu'on pourra se lancer dans le choix des espèces et variétés. Et si les possibilités sont nombreuses, le Gnis nous aide en mettant à disposition des outils en ligne.

Pour optimiser l'implantation de la nouvelle prairie, il faudra d'abord éliminer toutes les causes de dégradation de l'ancienne et veiller à une bonne exploitation de la parcelle.Pour optimiser l'implantation de la nouvelle prairie, il faudra d'abord éliminer toutes les causes de dégradation de l'ancienne et veiller à une bonne exploitation de la parcelle. (©Gnis)

Lors de sa réunion régionale du 17 mai 2018 sur les semences fourragères, le Gnis rappelait comment bien choisir les espèces et variétés fourragères à semer.

Le diagnostic constitue la première étape : il faut d'abord définir ses objectifs (est-ce l'autonomie ? la productivité ? la qualité ?) en prenant en compte le matériel à disposition. À l'échelle de la parcelle, les conditions pédoclimatiques orienteront le choix de l'éleveur. Si la parcelle était précédemment cultivée, il faut définir la place du fourrage dans la rotation. À l'inverse, si celle-ci était déjà en prairie, il faut vérifier son état de dégradation et en éliminer les causes pour favoriser l'implantation de la future prairie. Les facteurs de dégradation des prairies sont multiples : surpâturage ou fauche trop rase, sous-pâturage, absence de déprimage, fertilisation ou chaulage mal raisonnés, piétinement en mauvaises conditions, vieillissement naturel, accidents (gel, sécheresse, inondation, sangliers, taupes...), négligences (rouler sur l'herbe gelée, fumier mal émiété...).

Pour choisir les espèces et variétés à semer, le Gnis préconise de bien considérer la future utilisation du fourrage (pâturage, fauche ou mixte), la nature du sol, la pérennité souhaitée et enfin la répartition de la production. Un éleveur qui souhaiterait par exemple diminuer ses charges en favorisant le pâturage devra alors étaler la production de l'herbe en décalant les pics de production parcelle par parcelle. Pour ce faire, il aura besoin de connaître la précocité des graminées semées et devra choisir un écart de départ en végétation entre les différentes variétés. Un autre qui voudrait faire face à la diminution des possibilités d'usage des produits phytos misera alors sur des variétés naturellement résistantes aux maladies... À chacun sa stratégie !

Pour nous aider, l'interprofession met à disposition de tous un outil de choix des espèces (prairies-gnis.org) et un autre sur les variétés (herbe-book). Une fois la prairie semée, il ne faut pas négliger sa fertilisation et son exploitation pour qu'elle exprime tout son potentiel.


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