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PâturageChanger de flore, miser sur l'automne... : comment faire face à la sécheresse ?

| par | Terre-net Média

Deux années de sécheresse qui se suivent, ça fait du dégât ! Valentin Le Marquand, conseiller formateur pour Pâturesens, dresse le bilan de cette saison de pâturage compliquée. Il préconise dans certains cas de s'orienter vers des flores mieux adaptées comme la chicorée, le plantain ou la luzerne. Reste aussi à espérer de belles repousses d'automne pour refaire le plein d'herbe...

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« Déjà vécue en 2018, la sécheresse estivale avait davantage été anticipée cette année », témoigne Valentin Le Marquand, conseiller formateur pour Pâturesens en Normandie. En revanche, il aura tout de même manqué de fourrage pour bon nombre d'éleveurs...

L'été se gère d'abord au printemps

On ne le répétera peut-être jamais assez mais la mise à l'herbe conditionne la saison de pâturage. En effet, comme l'avait expliqué Shane Bailey en mars, il faut absolument se débarrasser de la matière morte pour assurer une bonne productivité ensuite. Il faut ensuite se focaliser sur le temps de présence et de retour et les résiduels.

Retrouvez tous ses conseils dans l'article Quelques points de repère pour réussir sa saison de pâturage

Malgré la mise en application de ses bonnes pratiques, beaucoup d'éleveurs ont manqué d'herbe cet été. Certains ont même entamé les stocks, voire les ont fini et ont du acheter du fourrage à l'extérieur. Là-dessus, Valentin assure : « Ça n'est pas une honte de devoir compter sur de l'achat de stock en cas de besoin. En revanche, mieux vaut complémenter à l'auge ou directement en pâture, quitte à abimer une parcelle mais il ne faut surtout pas ouvrir plus grand car on épuisera totalement la ressource. »

S'orienter vers des flores mieux adaptées

En revanche, le spécialiste conseille de plus en plus aux éleveurs de s'orienter vers des flores mieux adaptées au climat, comme la chicorée, le plantain et la luzerne : « La chicorée et le plantain sont des plantes très résistantes au sec. La chicorée a en effet une racine en pivot qui lui permet de puiser assez loin dans le sol. Elle permet 18 à 20 j de retour en pâturage, alors que le ray-grass est à plus de 20 jours. Le plantain est plutôt un passe-partout qui s'adapte aussi bien à l'humidité qu'à la sécheresse. Les deux peuvent être cultivées seules ou associées. »

Pour ce qui est de la luzerne, Valentin préconise de la faire pâturer au stade bourgeonnement la journée et de remettre les animaux sur une prairie classique la nuit pour éviter les risques de météorisation.

Pâturesens remet d'ailleurs à jour ses formations pour s'adapter aux demandes des éleveurs et faire face au changement climatique (vêlage de printemps, conduite en plein air intégral...)

Les repousses d'automne : quelles valeurs espérer ?

« Les parcelles ayant été fortement sollicitées durant l'été, il est important de les fermer assez longtemps pour les laisser se reposer et repousser. D'ailleurs, les repousses d'automne peuvent présenter des valeurs alimentaires intéressantes et être pâturées », assure Valentin. « Il faudra néanmoins bien penser à réduire la part à l'auge lorsque la croissance de l'herbe repartira. »

Même après, en hiver, le pâturage peut se poursuivre : « Si le temps de présence sur la parcelle est assez court, on peut y mettre des génisses ou des vaches taries et les conduire en plein air intégral. Attention, cependant, la valeur nutritive de l'herbe est limitée. Une complémentation peut être nécessaire. »

Soit dit en passant, Florent Cotten de Pâturesens expliquait l'an dernier : « L'hiver est la bonne période pour se lancer au pâturage tournant dynamique. » En effet, l'éleveur et co-fondateur de l'entreprise, invite les intéressés à prendre du temps pour se former, revoir les bases, préparer le matériel et monter les clôtures.


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DÉJÀ 5 RÉACTIONS


hautot nicolas
Il y a 81 jours
c'est sur que le systéme de baser que sur de herbe sur pieds(pâturage)coute 35€/T a des limites. faire du stock coute un peu plus 100€/T. quand il faut acheter du fourrage a + 200€/T . après il faut faire le calcule
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steph72
Il y a 82 jours
Entre les conseils et la réalité ,il y a un fossé.
3 mois d'herbe cette année,le reste c'est des stocks ( qui coutent cher) ,pas de repousses d'automne si ça continue.
Achat de nourriture pour 7000 e,c'est vraiment une année de m..de ,il y en a ras le bol.
Pas de soutien financier,pire le prix des reformes diminue
Je pense que les agriculteurs n'auront plus la capacité de resistance pour subir une succession d'années seches;
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Terminé
Il y a 82 jours
Je ne fais plus de lait. La récolte en blé correcte, le maïs quoiqu on dise reste une valeur sûre.. Il est tout vendu pour les éleveurs. Il en manque pour contenter tout le monde...
Une chose est sûre, je ne fais plus de perte en production laitière. Les éleveurs savent subir... Mais jusqu'où ? L eleveur subit trop beaucoup trop aujourd'hui. C est le deuxième automne sans herbe...
L eleveur sait s adapter par rapport au climat mais on ne lui donne plus les moyens aujourd'hui de s en sortir. Une sécheresse autrefois était vite financée et vite remboursée. Aujourd'hui c'est autre chose.... Un aleat et plouf...
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debutant
Il y a 82 jours
exacte Patrice
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Patrice Brachet
Il y a 82 jours
Valentin cette année chez nous c est pire que l année dernière et même les luzernières bien implantées ont grillé ! Ce qui a résisté les prairies autochtones pour le reste c est à ressemer Même le sorgho est né et a crevé (20ha) faut pas souhaiter voir cela 2 année de suite où il n y aura plus de prairies ! Peut être que nous faisons une erreur mais nous sursemons au sd de 12a20 kg/ha du rgi car au moins nous serons sur d avoir de l herbe au printemps prochain et il commence a être trop tard pour chercher à implanter autre chose car il faut faire un maximum de stock avant le 20 juin !
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