S'adapter aux aléas climatiquesPâturée au fil, la betterave fourragère peut pallier le déficit d'herbe

| par | Terre-net Média

Pour faire face au déficit d'herbe, avez-vous pensé aux betteraves fourragères ? Même en conditions sèches, elles conservent une bonne capacité de production. Il faut cependant veiller à ses besoins en azote, potasse et bore.

Betteraves fourragèresLa betterave fourragère peut être semée ou plantée en mini-mottes. (©Chambre agriculture Grand-Est)

Dans une série de six vidéos publiées sur la chaîne Youtube de la chambre régionale d'agriculture Grand Est, le groupe Herbe et fourrages Grand Est présente plusieurs espèces fourragères adaptées au changement climatique

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Luzerne, sorgho, méteils... nous reviendrons sur les autres espèces fourragères adaptées au changement climatique dans de prochains articles. 

Focus sur la betterave fourragère avec Mélany Stainmesse de la chambre d'agriculture des Vosges : 

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La betterave fourragère peut soit se planter en mini-mottes à raison de 60 000 pieds par hectare en mai-juin, soit se semer en mars-avril à raison de 120 000 à 130 000 pieds par hectare. La première technique, plutôt utilisée en agriculture biologique, permet de limiter le salissement au moment de l'implantation et de sécuriser ainsi le rendement. Elle est en revanche assez coûteuse car demande beaucoup de main d'œuvre. 

Niveau fertilisation, Mélany Stainmesse préconise au préalable de bien prendre en compte les apports de matière organique. « C'est une culture qui exige 15 à 20 unités d'azote par tonne de matière sèche, donc si on est sur un rendement de 10 t de matière sèche, il faut 160 unités d'azote. C'est aussi une culture très exigeante en termes de potasse, poursuit la conseillère de la chambre, il lui faut 30 unités par tonne de matière sèche. Attention également à la carence en bore qui fait apparaître des taches noires au cœur de la plante ».

Récoltée ou pâturée

Une fois les feuilles de la base du collet desséchées, la plante est à maturité et peut être récoltée à l'arracheuse. Lors de cette étape, il faut veiller à bien récolter les racines entières et qu'elles ne soient pas abîmées afin de garantir une bonne conservation. Un silo bien aéré est également une nécessité. 

Pour faire pâturer la betterave, il est recommandé de pratiquer le pâturage au fil. Cette plante est en effet riche en sucre, il faut donc veiller à ne pas dépasser les 3 kg de MS par vache et par jour. Mélany Stainmesse conseille enfin de choisir des variétés avec des racines semi-enterrées qui seront plus faciles à arracher par les vaches. 

La betterave fourragère pâturée permet ainsi d'apporter un fourrage riche lorsque la production d'herbe est à la baisse. Cette pratique est très développée en Nouvelle-Zélande pour faire face au déficit d'herbe pendant l'été.

Et vous, comment avez-vous adapté vos pratiques fourragères aux conditions séchantes des dernières années ? Faites-nous part de votre expérience dans les commentaires.

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DÉJÀ 1 RÉACTION


Poppooo
Il y a 32 jours
Une fois de plus les journalistes de webagri complètement à la rue techniquement.
"Utiliser la betterave pour pallier au déficit d'herbe l'été" !!!!
En.plein été, elle font la taille dune clémentine!
Elles ne deviennent exploitables et rentables qu'en octobre!
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