PrairiesAméliorer, regarnir ou rénover ses prairies

| par | Terre-net Média

Après quelques années d'exploitation, certaines pâtures ne semblent plus aussi productives qu'avant, avec l'apparition de plantes indésirables ou au contraire des ronds sur lesquels plus rien ne pousse. Vous pouvez améliorer vos prairies par des interventions mécaniques ou chimiques, par du sursemis ou dans les cas les plus extrêmes par une destruction totale pour un nouveau semis.

La valeur alimentaire et la productivité d'une prairie dépend de sa composition floristiqueLa valeur alimentaire et la productivité d'une prairie dépendent de sa composition floristique. (©Terre-net Média)

Il est important pour les éleveurs de suivre régulièrement les prairies afin de réaliser un diagnostic précis de leur état. L’objectif du diagnostic prairial est de définir à partir de l’inventaire floristique, la technique la plus efficace. Le tableau ci-dessous est un outil d’aide à la décision, créé par l'entreprise Barenbrug, pour déterminer la méthode à employer.

Le diagnostic prairial est à réaliser pour déterminer s'il faut améliorer, regarnir ou resemer complétement la prairieLe diagnostic prairial est à réaliser pour déterminer s'il faut améliorer, regarnir ou resemer complétement la prairie. (©Barenbrug)

Amélioration mécanique ou chimique de la prairie

Concernant les moyens mécaniques, la fauche des refus, le hersage, le roulage ou la fauche précoce permettent de contrôler les adventices et de favoriser la production des graminées et légumineuses utiles. En évitant le surpâturage, le piétinement et les coupes rases (il vaut mieux respecter une hauteur de 5 à 7 cm), on limite la dégradation de la prairie.

Le désherbage chimique sélectif est assez difficile à réaliser car les graminées et légumineuses réagissent de façons différentes aux désherbants. Il vaut mieux se référer à un technicien. Une analyse de sol permet de déterminer les apports d’engrais N.P.K., de chaux et d’oligo-éléments.

Le sursemis augmente le potentiel de productivité

Pour augmenter son potentiel de productivité et sa valeur alimentaire, une prairie peut être sursemée. Cette opération peut se faire à l’automne ou au printemps. Avant de commencer, l’herbe de la pâture doit être rase (fauchage ou pâturage). Pour un sursemis de printemps, un désherbage sélectif précédera le semis qui lui devra se faire au démarrage de la végétation. À l’automne, le désherbage sélectif un mois avant le semis peut être envisagé afin d’assainir la prairie et créer des espaces vides favorisant l’implantation des nouvelles espèces.

Concernant le semoir, il faut que l’écartement entre les rangs soit le plus faible possible et que la semence soit disposée à 1 cm dans le sol puis recouverte (l’outil doit disposer de disques ou de socs). Au printemps comme à l'automne, il est préférable de rouler après le semis. La dose de semence dépend de la dégradation de la prairie.

Détruire la prairie pour en semer une nouvelle

Pour une rénovation complète de la prairie, il faut prévoir l'application d'un désherbant total au minimum un mois avant de débuter le travail du sol en vue du semis. Cette méthode peut s’appliquer à l’automne comme au printemps de la même manière : désherbage total, travail simplifié du sol sur une profondeur de 10 à 15 cm, semis puis roulage. La dose de semis dépend du type de sol, de la région, des conditions climatiques, et des espèces utilisées.


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