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Bovin viandeÉconomiser de l'aliment en rationnant les génisses l'hiver sans les pénaliser

| par | Terre-net Média

En mobilisant leurs réserves corporelles, les génisses allaitantes sont capables de s'adapter à une restriction alimentaire durant l'hiver. Elles rattrapent ensuite leur retard de croissance durant la saison de pâturage pour atteindre le même poids que des génisses qui n'auraient pas été restreintes. Cela permet à l'éleveur d'économiser du fourrage et des concentrés.

Au pâturage, les génisses allaitantes compensent le poids qu'elles n'ont pas pris lorsqu'elles étaient rationnées durant l'hiver.Au pâturage, les génisses allaitantes compensent le poids qu'elles n'ont pas pris lorsqu'elles étaient rationnées durant l'hiver. (©Terre-net Média) La croissance compensatrice des génisses est une conduite qui fonctionne et qui permet surtout d’économiser de l’aliment durant l’hiver (fourrages comme concentrés). La croissance des génisses est alors optimisée sur le pâturage suivant. C’est ce que prouvent les essais menés à la ferme expérimentale des Établières (85).

Qu’est-ce que la croissance compensatrice ?
En voyant leur alimentation restreinte, la plupart des races bovines allaitantes ont la capacité de mobiliser leurs réserves corporelles puis de les reconstituer lorsque la restriction est levée, sans pénaliser leurs performances futures de production et de reproduction. Scientifiquement, la croissance compensatrice correspond à un accroissement de la vitesse de croissance (gain de poids/unité de temps) par rapport à la normale observée après une période de restriction alimentaire protéique ou énergétique (d’après Hoch et al, 2003).

Une économie d’1,5 kg de MS/génisse/jour durant l’hiver

Pour l’étude, des génisses charolaises laitonnes âgées de 8 à 14 mois ont été rationnées (pour une croissance moyenne de 500-600 g/j) durant trois hivers consécutifs et leur niveau de croissance a été comparé à celui d’un lot non rationné (750-800 g/j). À la mise à l’herbe, les deux lots ont partagé les mêmes parcelles en pâturage tournant. À cet instant, les génisses rationnées pesaient en moyenne 28 kg de moins que les génisses non rationnées (respectivement 376 kg contre 404 kg). Néanmoins, pendant le pâturage, les génisses rationnées ont eu une croissance significativement supérieure soit un gain de poids plus élevé par rapport aux autres. Le poids à la reproduction visé (525 kg à l’âge de 21 mois sur la ferme expérimentale) a alors été atteint pour les deux lots.

En moyenne, sur les 3 hivers, les génisses rationnées ont compensé 76 M du poids non pris pendant l'hiver grâce à la valorisation de l'herbe de printemps.En moyenne, sur les trois hivers, les génisses rationnées ont compensé 76 % du poids non pris pendant l'hiver grâce à la valorisation de l'herbe de printemps. (©Idele) D’après les résultats d’essais, les génisses rationnées ont compensé en moyenne 76 % du poids non pris durant l’hiver grâce à la valorisation de l’herbe de printemps. Au final, les génisses rationnées durant l’hiver ont consommé 1,5 kg de MS en moins par jour sur la période hivernale de 130 jours, soit une économie non négligeable de 190 kg de MS. Point de vigilance : pour que la conduite soit réussie, il faut que le poids au sevrage soit atteint et que la restriction hivernale reste modérée.

Pour plus de précisions, consultez l’étude >> La croissance compensatrice des génisses laitonnes

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DÉJÀ 1 RÉACTION


Halil tanrikulu
Il y a 188 jours
Bonjour je suis toute race bovine
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