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Recherche en coursBientôt des arbres dans la ration des vaches laitières ?

| par | Terre-net Média

Les arbres de vos pâtures pourraient à terme faire partie de la ration de vos vaches laitières. C'est en tout cas ce qu'étudie actuellement l'Inra en analysant les valeurs nutritives de différentes espèces.

D'après l'Inra, la valeur nutritive de certains arbres pourrait convenir à l'alimentation au pâturage des animaux à l'entretien et à faibles besoins.D'après l'Inra, la valeur nutritive de certains arbres pourrait convenir à l'alimentation au pâturage des animaux à l'entretien et à faibles besoins. (©Terre-net Média)

L'Inra de Lusignan a lancé une nouvelle étude sur l'intégration d'arbres dans le système fourrager des bovins laitiers. Le centre de recherche présentait son dispositif en cours aux journées de l'AFPF (Association française de production de fourrage) en mars dernier. La question est : « Pourrait-on utiliser les arbres, arbustes et lianes dans les systèmes fourragers et en particulier au pâturage ? ». Pour le vérifier, l'institut utilise des haies, un bois et un bosquet déjà existants sur le site et a aussi implanté plusieurs espèces de ligneux et de vignes dans des prairies.

Les arbres et arbustes ayant été implantés en 2014, ils ne seront exploitables que d'ici 2020. Cependant, les chercheurs vérifient d'ores et déjà la valeur alimentaire des feuilles afin d'identifier les espèces adaptées à l'élevage laitier. Il s'avère par exemple que le murier blanc et le frêne commun présenteraient de bonnes valeurs protéiques et énergétiques. Au niveau lianes et arbustes, le tilleul, l'aulne de Corse et l'aulne glutineux semblent également bien adaptés.

L'Inra confie n'être qu'au début de ses recherches et que celles-ci doivent être approfondies : « Elles devront non seulement être élargies à une gamme plus importante d’espèces, mais aussi à davantage de modalités de récolte comme la temporalité (printemps, été, automne et même hiver pour les espèces à feuillage persistant) ou le mode d’exploitation de l’arbre (conduite en têtard, recépage…) ». Cependant, puisque certaines ressources ligneuses semblent avoir des valeurs avoisinant celles des espèces prairiales, elles pourraient constituer une ressource fourragère complémentaire, voire permettre de limiter le besoin en fourrages stockés et en concentrés. Affaire à suivre donc !

Retrouvez l'article dans son intégralité sur le site de l'AFPF.

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DÉJÀ 1 RÉACTION


Stéphane ETIENNE via Linkedin
Il y a 209 jours
Je connaissais le zorse, mais la girache (ou girow) vaudra aussi le détour, quand le cou de la vache se sera suffisamment allongé...
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