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Anton Sidler (61), La Vache Heureuse« 25 litres de lait par jour sans tourteau c'est possible »

| par | Terre-net Média

Avoir des vaches hautes productrices sans voir s'envoler son coût alimentaire et tout en préservant ses sols : c'est l'objectif d'Anton Sidler, éleveur dans l'Orne et co-gérant de l'entreprise La Vache Heureuse.

Éleveur de vaches laitières à Bagnole de l’Orne (61), Anton Sidler est aussi co-gérant de La Vache Heureuse, une entreprise qui cherche à informer et divulguer des résultats expérimentaux et savoir-faire du terrain, et propose du conseil individualisé.Éleveur de vaches laitières à Bagnole de l’Orne (61), Anton Sidler est aussi co-gérant de La Vache Heureuse, une entreprise qui cherche à informer et divulguer des résultats expérimentaux et savoir-faire du terrain, et propose du conseil individualisé. (©Terre-net Média/LVH)

Éleveur en Basse-Normandie, Anton Sidler est un adepte des rations faites à partir de fourrages riches en azote à base d’ensilage de méteils de protéagineux, d’herbe ou de luzerne, complétées en énergie par du maïs épis et des céréales. Selon lui, il est possible de produire plus de 25 litres de lait par vache avec pas ou peu de tourteaux, de façon durable en respectant ses animaux et son sol. C'est d'ailleurs au travers de son entreprise La Vache Heureuse qu'il divulgue ses résultats d'essais et propose du conseil aux éleveurs.

Il témoignait en septembre dernier sur notre plateau TV au Space  à ce sujet :

Cliquez sur l'image pour voir l’interview vidéo d’Anton Sidler

Des méteils à plus de 16 % de MAT

Anton Sidler explique qu'il y a plusieurs possibilités pour faire du lait à partir des fourrages : « La ou les cultures choisies dépendent d'où vous êtes et de ce que vous voulez faire. Certains éleveurs préfèrent les luzernières ou des mélanges graminées/légumineuses. Il faut garder en tête l'objectif d'atteindre les 18 % de MAT, voire plus si possible. » De son côté, l'éleveur s'est plutôt orienté vers les méteils.

Semés en octobre, ces méteils riches en légumineuses (pois fourrager, vesce, féverole, trèfles annuels et un peu d’avoine ou de triticale) sont ensilés en mai avant un semis de maïs. Cette double culture sans labour entre deux cultures principales (céréales - méteil - maïs) permet de couvrir le sol en permanence et produire des fourrages riches en fibre et en azote. En Basse-Normandie, les méteils ont été fauchés vers le 18-20 mai 2019, ensilés à 25-30 % de MS et plus de 16 % de MAT.

La ration des « vaches heureuses » d’Anton Sidler :

  • 2/3 (10-12 kg MS) de méteil riche en protéagineux
  • 3-4 kg de foin
  • 5 kg de maïs épis broyé, ensilé à 50 % de MS
  • 3,5 kg de maïs grain ou de céréales traité à l’Alliplus (urée + extraits de plantes) à environ 16,5 % de MAT  
  • 300 g de fibre type miscanthus pour stimuler la rumination
  • Minéraux

Soit un total d’environ 24 kg de MS ingéré et jusqu’à 30 kg pour certaines vaches, sans Dac, pour une production moyenne de 29 litres de lait par vache. Pour un coût de ration d’environ 75 €/1 000 litres. « Je fais du pâturage tournant, en changeant de paddock chaque jour. Selon l’ingestion d’herbe, je retire proportionnellement le méteil de la ration mélangée », explique-t-il.

Semer un Maïs derrière le méteil

« On peut faire des méteils avec plus de céréales, notamment pour les génisses, les vaches allaitantes ou les méthaniseurs, qui seront récoltés plus tôt. » Derrière ses méteils, il choisit des indices 240-250 pour les maïs qu'il récolte en épi dans les parcelles semées le plus tôt et pour les parcelles les plus tardives en grain, ou en ensilage à destination des méthaniseurs ou pour le troupeau en cas de besoin.

Avec la sécheresse du printemps et de l’été 2019, les semis de maïs tardifs après ensilage de méteil n’ont pas toujours été à la hauteur des espérances des éleveurs qui ont adopté cette stratégie. « On a eu des récoltes de méteil exceptionnelles mais du côté des maïs, seuls ceux qui ont reçu de l’azote ou de l’urée liquide dans le rang ont réussi à tirer leur épingle du jeu malgré le sec », observe Anton Sidler.


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DÉJÀ 21 RÉACTIONS


PàgraT
Il y a 25 jours
En quoi votre méteil est-il différent de votre mélange sinon la densité?
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steph72
Il y a 25 jours
Je n'ai pas semé le meteil non plus mais ,le sol se ressuie,on essaiera la semaine prochaine à moins qu'il repleuve
Par contre j'ai semé des dérobés 70 kg par ha sur la moitié de la surface d'un mélange pois vesce avoine seigle forestier le 15 octobre et c'est bien levé
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steph72
Il y a 25 jours
pas d'irrigation,et cette année juillet et aout cumulent 60 mm alors qu'il en aurait fallu au moins le double.
Mis tu a raison titian ,il ne faut pas miser que sur une culture
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debutant
Il y a 25 jours
le bilan carbone est au top car rien ne provient de tres ou trop loint !
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Modou
Il y a 25 jours
Avec le maralfalfa vous pourrez avoir une meilleure production.
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titian
Il y a 25 jours
J'ai semé mon meteil derrière maïs ensilage à la mi octobre, le soucis : mauvaise et vielles semences pois vesce, ce qui devait lever l'était avant le gros épisode pluvieux.
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Patrice Brachet
Il y a 25 jours
Je suis curieux mais on est où des dérobés pour 2020 nous rien de semé !!! On va être obligé de se remettre une fois de plus en question en changeant les variétés de nos méteils ( avoine vesce commune trèfle) on espère un semis en janvier. Beaucoup de mes amis qui ont semé en octobre ont presque tout perdu ( plus de 42 cm de flotte)
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titian
Il y a 25 jours
La pluviométrie a été bonne, même pas fait 2 tours d'irrigation.
Ici les rendements grain sont historiquement très haut, enfin pour ceux qui ont récoltés, presque 300mm depuis que la pluie est de retour en novembre.
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Patrice Brachet
Il y a 25 jours
Titian combien de millimètres de juin à septembre chez toi ? Moi 60fin juillet après 6 mm en septembre et plusieurs jours au dessus de 40
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titian
Il y a 25 jours
J'ai remarqué l'inverse cette année, normal me semble t'il : double exportation.
J'ai aussi du mal à balayé comme ça d'un revers de la main le sacro-saint maïs ensilage ici, la tronche des meteil 2020 me donnent raison.
En fait je n'aime mettre tout les œufs dans le même panier.
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