Articles écrits par Marius Garrigue

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Expert marché depuis dix ans, j'alimente le contenu de l'Observatoire des Marchés de Terre-Net depuis 2016. Je mets tout mon savoir-faire et mes recherches au service des agriculteurs. Mon objectif : vous permettre d'affronter les marchés et réussir votre commercialisation avec des informations claires et fiables.

Les 15 derniers articles écrits par Marius Garrigue

18Janvier
Prix des orges

Les utilisations d'orges doivent être rationnées

La France a subi cette année une récolte d'orge décevante, chiffrée à 10,5 Mt par FranceAgriMer. Malgré des disponibilités limitées, la demande fourragère en France et dans le reste de l'Europe de l'Ouest reste dynamique, et ce d'autant plus que le blé et le maïs manquent de compétitivité dans les rations animales. Or pour maintenir un stock de fin de campagne raisonnable, les utilisations devront être rationnées jusqu'à la fin de la campagne. Ce rationnement passe de fait par une rapide appréciation des prix, qui devraient ainsi rester ferme jusqu'à la fin du printemps. Même dans ces conditions, FAM anticipe une chute du stock national au plus bas depuis 2016/17, à 1,07 Mt.

15Janvier
Weather Market

Risques de gel limités en France

L'arrivée d'une vague de froid polaire sur l'hémisphère Nord anime actuellement les discussions. Les prévisions météos n'anticipent toutefois pas de chute trop brutale (ni inquiétante) des températures d'ici la fin du mois. Un petit couvert neigeux s'est en outre installé dans les régions ou le thermostat risque de descendre nettement sous les 0° C. En Ukraine en revanche, la semaine prochaine sera glaciale, or les couvertures neigeuses sont encore partielles. L'impact de ce coup de froid reste toutefois difficile à mesurer en amont, et la fiabilité à moyen terme des prévisions météos n'étant pas toujours au rendez-vous, il faudra patienter avant de tirer une quelconque sonnette d'alarme.

14Janvier
Prix des huiles

Les stocks de palme malaisien au plus bas depuis 13 ans

Touchée par le phénomène climatique La Nina, l'Asie du Sud-Est voit sa production de palme perturbée depuis plusieurs mois. Or, dans le même temps, les besoins chinois et indiens en huile végétale restent vigoureux et tirent ainsi sur les stocks de deux principaux exportateurs mondiaux : l'Indonésie et la Malaisie. Les exports de cette dernière ont d'ailleurs bondi à 1,6 Mt le mois dernier, un rythme particulièrement dynamique pour cette période de l'année. Par conséquent, les stocks de palme malaisien ont chuté à leur plus bas niveau depuis plus de 13 ans ! Cette chute des disponibilités vient ainsi renforcer la tension sur l'ensemble des graines oléagineuses.

13Janvier
Prix du maïs

L'USDA confirme la tension du bilan mondial

Le très attendu rapport USDA de ce mardi 12 janvier a confirmé la raréfaction du maïs cette année sur le marché mondial. Le ministère américain a notamment surpris en coupant drastiquement de 8 Mt son estimation de récolte américaine, à 360 Mt. Pour rappel, lors de son premier rapport de la campagne (mai 2019), l'USDA anticipait une moisson à 406 Mt ! Les productions argentines et brésiliennes ont quant à elles été réduites de respectivement 1,5 Mt (47,5 Mt) et 1 Mt (109 Mt) en raison des conditions sèches qui touchent l'Amérique du Sud depuis des mois. Par conséquent, les stocks mondiaux de fin de campagne sont attendus à leur plus bas niveau depuis 2014 !

12Janvier
Prix du maïs

L'Ukraine accélère sur ses exports

Relativement en retrait en début de campagne, les exports ukrainiens ont rapidement accéléré sur la fin d'année 2020. Du 1er octobre à fin décembre, ce sont ainsi plus de 9 Mt qui ont quitté le pays, soit un rythme proche de l'an dernier (9,3 Mt) et en net avance par rapport aux précédentes campagnes (6,6 Mt en 2018). Or ce rythme contraste avec les disponibilités ukrainiennes. Pour rappel, le pays a en effet subi une nette contraction de sa récolte nationale (29,5 Mt, contre 35,9 Mt en 2019 et 35,8 Mt en 2018). À ce rythme, les réserves ukrainiennes risquent ainsi de rapidement s'épuiser et de laisser le marché international en tension avant l'arrivée des récoltes sud-américaines.

11Janvier
Complexe soja

La trituration US sur un rythme record

La trituration américaine de soja a bondi à 5,2 Mt en novembre dernier selon l'USDA, soit un nouveau record pour cette période de l'année. En octobre déjà, l'activité américaine avait été historique (5,35 Mt). Sur les trois premiers mois de la campagne, les usines américaines ont ainsi consommé 15,2 Mt, soit un million de tonnes de plus qu'un an auparavant. Ce dynamisme vient ainsi tendre encore davantage des stocks américains déjà mis sous pression par des ventes internationales elles-aussi records. Déjà estimées à des niveaux très bas, les réserves de soja US en fin de campagne risquent ainsi d'être de nouveau révisées à la baisse par l'USDA dans son rapport qui paraîtra ce mardi.

8Janvier
Prix du blé

La Bourse de Buenos Aires relève son estimation de récolte argentine

Je l'évoquais en décembre dernier, avec l'amélioration rapide des rendements argentins : une révision à la hausse de la récolte nationale par la Bourse de commerce de Buenos aires était à anticiper. La tendance s'est poursuivie au cours des dernière semaines et a ainsi poussé l'organisme a effectivement remonté de 200 kt son estimation, à 17 Mt ! Ce chiffre reste toutefois en net retrait par rapport à l'an dernier (19 Mt) et le peu de surfaces restant à moissonner (1,5 %) ne laisse, cette fois, que peu de place à de nouveaux ajustements.

7Janvier
Prix du maïs

Risque sur la seconde vague de semis brésilienne

Malgré des pluies régulières constatées ces dernières semaines, une grande partie du Brésil souffre toujours d'un déficit hydrique important. Les zones de production de la safrinha (deuxième récolte) sont notamment encore touchées par ces conditions sèches, qui pourraient retarder des travaux de semis déjà reportés par une récolte de soja en retard. Or cette seconde récolte est primordiale : elle représente en effet près des trois-quarts de la production nationale brésilienne et nourrit en quasi-totalité les exports du pays à partir de l'été.