Loi sur l'eauSerge Lepeltier : la lutte contre les nitrates inscrite dans la réforme de la Pac

| AFP

Le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, a justifié mercredi l'absence de taxation des nitrates de l'agriculture dans le projet de loi sur l'eau en expliquant que la lutte contre cette forme de pollution était inscrite dans la réforme de la Politique agricole commune (Pac).

« Nous allons mener une politique très forte pour limiter l'utilisation d'azote par le biais de la réforme de la Politique agricole commune qui est en ce moment même en application par le biais de l'écoconditionnalité des aides »,  a dit M. Lepeltier à la sortie du Conseil des ministres.

« C'est comme cela que nous serons efficaces. C'est le choix que nous avons  fait. Nous conditionnerons les aides de la Politique agricole commune à de  nouveaux procédés agricoles », a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Ecologie a présenté en Conseil des ministres un projet de  loi sur l'eau qui vise « un bon état écologique des eaux » en 2015, conformément  à la directive européenne du 23 octobre 2000.

Le texte n'introduit pas de nouvelle taxe pour les agriculteurs,  responsables à travers les engrais et les déjections des élevages de l'essentiel des nitrates, du phosphore et des pesticides présents dans les  eaux.

« L'eau, c'est la vie. Ce projet de loi a pour objectif que nous ayions d'ici dix ans une eau de totale qualité dans la nature », a déclaré M. Lepeltier.

« Cela nous permettra d'avoir des cours d'eau à la fois écologiques et  vivants, riches en poisson, une eau potable moins coûteuse ainsi qu'un lien  santé-environnement dans l'agriculture et dans l'industrie sans risque. Et  puis nous allons pouvoir retrouver des activités de loisir telles que se baigner dans nos rivières », a-t-il expliqué.

« Pour cela, nous allons conforter nos agences de l'eau, mettre en place des  plans d'action par cours d'eau et permettre aux collectivités locales d'avoir  financièrement les moyens de répondre aux besoins en matière d'eau potable et  d'assainissement », a-t-il dit en indiquant que les investissements sur ce  dernier point atteignaient « 4 à 5 milliards d'euros par an ».


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