Elevage et loup Une « étude prospective » réalisée à l'automne

| AFP

Le ministère de l'agriculture « réalisera à l'automne une étude prospective sur l'avenir du pastoralisme en présence du loup », a déclaré mercredi le ministre de l'agriculture Stéphane Travert devant l'Assemblée nationale.

« En étroite concertation avec le ministre de la transition écologique et solidaire (Nicolas Hulot), j'entends apporter des solutions à nos éleveurs », a déclaré le ministre en réponse à une question de la députée Emilie Bonnivard (LR, Savoie). « Les conclusions de cette étude pourront contribuer à l'élaboration du prochain plan national sur le loup 2018-2022 », a précisé le ministre.

« Le pastoralisme est un atout » sur les plans touristique, de la biodiversité et de « la filière agricole de qualité », a-t-il souligné. Selon le ministre, « il est nécessaire aujourd'hui et à ce stade, d'envoyer un message positif, des signaux d'espoir » aux éleveurs.

Stéphane Travert a appelé à « sortir de l'approche comptable, du nombre de prélèvements mensuels qui embrase le débat public chaque année ». « Il nous faut aller (...) vers une approche pluriannuelle sur cette question beaucoup plus fine et qui prenne en compte l'intérêt de l'ensemble des territoires qui sont touchés », a-t-il dit, « en veillant à ce que tous les acteurs concernés soient consultés ».

En France, la population de « canis lupus » augmente et est désormais estimée à environ 360 individus.

Sur la période 2016-2017, plus de 8.000 bêtes - des ovins essentiellement - ont été tuées dans des attaques attribuées au loup surtout dans les Alpes-Maritimes, la Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Hautes-Alpes et l'Isère.

L'abattage de 40 loups a été autorisé entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018 pour limiter les dégâts sur les troupeaux.


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