A un mois des législativesStéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, en période d'essai dans la Sarthe et à Paris

| par | Terre-net Média

C'est une fois élu député de la Sarthe que le ministre de l'Agriculture verra son mandat confirmé. En attendant Stéphane Le Foll prend ses marques. Il a réservé sa première intervention publique à l'Organisation mondiale de la santé animale (Oie). Il recevra d'ici quinze jours les syndicats agricoles.

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, en marge du congrés de l'Oie
Pour Stéphane Le Foll, la santé animale est au coeur de l'alimentation de la planète et du défi à relever pour 2050.
(© Terre-net Média)

D’ici le second tour des élections, le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire va se partager entre Paris, Bruxelles et sa circonscription sarthoise, où il mène sa campagne électorale pour se faire élire député. Il se présente comme en 2007 dans la 4ème circonscription de la Sarthe, mais plus face à François Fillon, son adversaire de l’époque. L’ancien premier ministre convoite dorénavant un mandat de député à Paris dans le septième arrondissement. Si Stéphane Le Foll n’est pas élu député, il devra renoncer à son mandat de ministre et il retournera sur les bancs du parlement européen.

Ce 21 mai à Paris, sa première intervention publique de ministre est l’ouverture de la 80ème session générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie) chargée d'améliorer la santé animale dans le monde. Y sont réunis pour une semaine les représentants des 178 pays membres.

La santé animale est au c½ur de l’alimentation de la planète

Lors de son allocution d’une demie heure, le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire a affirmé l’importance qu’il porte aux problèmes de santé animale traités par l’Oie, et à la coopération entre les différents services vétérinaires. Avec un milliard d’hommes sous alimentés, à 80 % des paysans, la santé animale est selon lui, au c½ur de l’alimentation de la planète et du défi à relever pour 2050, avec plus de neuf milliards d’individus à nourrir.

Ministre depuis moins d’un mois, Stéphane Le Foll a refusé, lors d’un point de presse, de répondre aux questions des journalistes portant sur des sujets de fond, hormis celle sur l’épidémie du virus de Schmallenberg qu’il souhaite dédramatiser. La Turquie a levé en partie son embargo sur les importations de bovins, et le ministre compte bien sur sa présence à l’Oie pour convaincre les représentants d’autres pays membres, avec en ligne de mire, les représentants russes, pour que les exportations de bovins viande vivants ou abattus soient de nouveau rendues possibles. En jeu, la vente des broutards de 8/9 mois nés l’automne dernier.

Quant à l’indemnisation des éleveurs dont les troupeaux sont atteints par le virus de Schmallenberg, il reprendra le dossier en main et il étudiera les pistes envisagées à ce jour par Bruno le Maire et les représentants syndicaux.

Inscrire son action dans la durée

La première difficulté de Stéphane Le Foll est de s’inscrire son action dans la durée. Son épée de Damoclès, que représente sa future élection, ne l’empêche pas cependant de prendre en main les principaux dossiers d’actualité, tout d’abord parce qu’il y a un calendrier qui s’impose : celui de l’Union européenne, de son budget pour 2014/2020 et de la réforme de la Pac.

Sensible aux réactions très positives qu’a suscitées sa nomination, le nouvel hôte de la rue de Varennes recevra d’ici deux semaines l’ensemble des représentants des syndicats agricoles. « Ce sera une première prise de contact », prévient-il. « Je m’inscris dans une logique de concertation, de dialogue et d’écoute, mais j’ai mes idées sur les différents sujets d’actualité ». Le ministre attend la fin de la période électorale pour dévoiler les objectifs de son mandat.


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