Rapport d'orientation FNSEAUn plan d'action contre le changement climatique

| par | Terre-net Média

Comme tous les trois ans, la FNSEA a rédigé un rapport d'orientation sur une problématique clé pour l'avenir du monde agricole. Cette année, le rapport se penche sur le thème ambitieux du changement climatique, de ses conséquences sur l'agriculture et des opportunités qu'il offre aux agriculteurs, sous réserve de réunir les conditions nécessaires à la transition des pratiques agricoles.

Les rapporteurs du rapport d'orientation 2020 de la FNSEA autour de Christiane Lambert, présidente du syndicat.Les rapporteurs du rapport d'orientation 2020 de la FNSEA autour de Christiane Lambert, présidente du syndicat. (©Terre-net Média)

Entre les attentes sociétales et les effets du dérèglement climatique sur l’agriculture, « il est convenu que le changement climatique va structurer la conduite de notre métier », a rappelé Henri Bies-Péré, vice-président de la FNSEA, lors de la présentation à la presse du rapport d’orientation 2020 du syndicat, le 9 septembre. L’agriculture est en effet la première victime de l’accroissement des évènements extrêmes et de la variabilité du climat, ce qui rend les adaptations nécessaires, mais elle peut aussi contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone via la réduction de ses émissions de GES et grâce au stockage de carbone dans les terres cultivées. La prise de conscience de cette nécessité n’est pas nouvelle pour les agriculteurs qui ont déjà entamé une transition de leurs pratiques (les émissions d’origine agricole ont d’ailleurs diminué de 8 % en 20 ans) mais la dynamique doit s’accompagner d’un certain nombre de politiques publiques.

Irrigation, foncier, gestion des risques... Des politiques publiques nécessaires

Premier levier, l’accès aux terres et la lutte contre l’artificialisation, responsable de la perte de l’équivalent d’un département français tous les six ans, au profit de l’urbanisation et de sols qui ne stockent plus voire émettent du carbone. Or, « au rythme actuel, ce sont 8 % du potentiel de captation de carbone dans les sols qui seront perdus en 2050 », alerte Henri Bies-Péré.

Autre élément de prévention, l’assurance qui, face à l’augmentation des risques climatiques, permet de sécuriser les exploitations. Une sécurisation qui peut également passer par le développement des énergies renouvelables, produites en milieu agricole. « Aujourd’hui, l’agriculture produit 20 % des énergies renouvelables en France », rappelle Olivier Dauger, co-rapporteur du texte, qui incite à développer cette tendance qui répond à la fois aux attentes des agriculteurs en augmentant la résilience de leur exploitation, mais dynamise également le territoire en créant des emplois.

Le sujet délicat de l’irrigation doit également être abordé, que ce soit au niveau de l’offre (stockage d’une partie des excédents hivernaux) ou de la demande, en développant une irrigation plus efficiente par exemple.

Enfin, la politique extérieure doit rester cohérente avec l’objectif de neutralité carbone, or « la France est moins émettrice sur ce qu’elle produit que sur ce qu’elle importe », rappelle Olivier Dauger. Il est donc indispensable de raisonner sur l’empreinte carbone de l’assiette, à travers par exemple une taxe carbone aux frontières, défend la FNSEA.

Rémunération des agriculteurs

La transition de l’agriculture vers des pratiques plus durables, en accord avec les attentes sociétales, doit cependant être rémunérée, d’autant plus que l’agriculture française traverse aujourd’hui un certain nombre de difficultés économiques. Outre l’étiquetage de l’origine, qui doit permettre aux consommateurs d’acheter plus local, deux leviers de rémunération existent, explique Hervé Lapie, secrétaire général adjoint de la FNSEA : par les externalités positives d’une part, et via la contractualisation, comme dans les contrats de prestation de services environnementaux.

Le rapport, qui doit encore être amendé le 10 septembre par les administrateurs de la FNSEA, sera ensuite présenté dans les régions pour permettre l’émergence de projets territoriaux, en fonction des spécificités.


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DÉJÀ 20 RÉACTIONS


LUCIDE
Il y a 5 jours
Bientôt la tutelle pour la fédé et la mère cricri :))
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vik
Il y a 7 jours
Par t'chez nous le maiis est arrivé a 2000e l'hectare et vous savez pourquoi ? pour mettre dans les cocottes "méthaniseur"
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Pipo
Il y a 8 jours
coopération ? Pourquoi ne pas utiliser collaboration ? Le point godwin leur convient parfaitement !
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titian
Il y a 8 jours
Les FD de base sont des collègues que je respecte, en haut j'ai plus de mal passé par le révélateur septembre 2009...
Ils ne sont malheureusement que le bras armé et patte graissé de la haute coopération.
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jean
Il y a 8 jours
a notre dernière réunion de fdsea nous étions 9 exploitants et bien 5 en bio partiel ou en totalité chaque région peut ètre différentes pas de globalisation surtout ne resté pas seul vous ne survivrer pas
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Schumi79
Il y a 9 jours
J'adore, comme c'est étonnant, et après la base de ce syndicat ne veut pas faire du bio, de l'agro écologie, des mae ou maec... LOL !
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Jeuneagri
Il y a 5 jours
Expliquez moi le bien ?!
2015 manif pour l'élevage, résultats 2 mois plus tard : baisse des cours.
Le fameux "éleveurs et engagé" créé par la fd : résultat rien du tout sauf pour les copains des acheteurs des coopératives.
Egalim, la fd a fait bouger quoi? : RIEN, aucune avancée !
Donc autant ils ne servent à rien, qu'ils restent chez eux au lieu de faire du tord à tout le monde !!!!! Et qu'ils se taisent !!!!!
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jean
Il y a 9 jours
j ai toujours été syndiqué .et dans un ceta je ne loupe aucunes rencontres ni formation c est pour dire je vous en prie ne rester pas seul a critiquer vous verrer qu il peut y avoir du mauvais certe et très souvent du bien a en tirer si vous restez dans votre syndicat personnel vous ne survivré pas
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debutant
Il y a 9 jours
au bal au bal masque oheohe au bal au bal des truands ..........en resume aucune allusions aux prix merdiques ,la contractualisation foiree pas ces c... les egas qui nont rien donne etc et la liste est longue, vous n avez pas de rentabilite faites de l energie soit disante verte , cf methanisation bref la cogestion dans toute sa splendeur ..............les cerealiers ont perdus 2.2 milliard d euros on peut remettre aisement 2 milliard pour l elevage pour l annee en cour et on propose un plan de relance de 1.2 millard ..............
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Jojo 56
Il y a 9 jours
T'a oublié de rajouté la methanisation, parce que, si à 50 ans t'a pas ta metha, t'a raté ta vie !!!
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