Prix du laitPoursuite du blocage à l'usine Lactalis dans le Cantal

| AFP

Le blocage de l'usine Lactalis de Riom-ès-Montagne (Cantal) se poursuivait mercredi pour le deuxième jour, les producteurs étant déterminés à "ne rien lâcher" après l'échec des négociations sur le prix du lait à Paris, a indiqué une responsable syndicale.

"C'est parti pour durer, on ne va rien lâcher parce que pour l'instant il n'y a même pas d'accord au niveau national et les propositions des industriels restent catastrophiques", a déclaré à l'Afp Chantal Cor, présidente de la section laitière de la Fdsea du Cantal. L'usine, dont les murs, portes et fenêtres ont été tagués de "Bandit !", "Lactalis = voleurs", ou encore "Assassins des campagnes !" est bloquée depuis lundi 20h. Les éleveurs, qui ont installé des tracteurs empêchant toute entrée ou sortie de camion, se relaient depuis à l'entrée de l'établissement.

« Au moins 305 euros les mille litres »

Les producteurs cantaliens, dont le lait sert essentiellement à fabriquer des fromages Aoc, invoquent des coûts de production plus élevés et souhaitent une distinction avec les prix beurre-poudre (30% de la production), dont l'effondrement est responsable de la baisse des cours. "Dans le meilleur des cas, on attend un accord national mais on veut aussi que dans nos régions, le lait soit payé au moins 305 euros les mille litres", a ajouté Mme Cor envisageant un "durcissement du mouvement".

Selon la direction de l'usine, qui compte 160 salariés, l'activité pourrait être totalement arrêtée à partir de mercredi midi si le blocage se poursuit. Les négociations sur le prix du lait à Paris ont échoué dans la nuit de mardi à mercredi, les industriels proposant 276 euros pour 1.000 litres et les éleveurs laitiers restant sur leur position de 290 euros pour 1.000 litres.


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