Stocks alimentaires post-Covid-19Les grossistes et les restaurateurs s'engagent à s'approvisionner français

| par | Terre-net Média

[Mise à jour le 16 juin à 17h30] Si le secteur agricole a continué à produire durant le confinement, la fermeture de certains débouchés a entraîné la constitution de stocks importants sur certains produits. La FNSEA et JA, qui ont appelé les acteurs de la restauration hors foyer à s'approvisionner en produits français, se félicitent des engagements pris par ces derniers et annoncés au cours d'une réunion à Bercy, le 15 juin.

Pour trouver des débouchés aux produits qui ont dû être stockés pendant le confinement, le ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, et la secrétaire d’État au commerce, Agnès Pannier-Runacher, ont réuni le 15 juin les représentants de la profession agricole, les interprofessions, les industriels et les acteurs de la restauration hors domicile. Ces derniers se sont engagés à davantage se fournir en produits agricoles français.

JA et la FNSEA, qui avaient formulé cette demande auprès des restaurateurs la semaine passée, saluent « aujourd’hui l’esprit et les engagements pris par l’ensemble des acteurs de la restauration hors-foyer, certains concrets et chiffrés, qui permettront de renforcer la consommation de produits français, et de retrouver de la fluidité sur les marchés, tout en valorisant les produits agricoles et agro-alimentaires de nos territoires », indiquent les organisations dans un communiqué commun.

« Les représentants de la restauration hors domicile - UMIH, GNI, SNARR, SNRTC, SNRC ou encore Metro France s'agissant du commerce de gros - se sont engagés sur le principe de mécanismes de solidarité entre les filières agricoles et les entreprises de l'agroalimentaire et de la restauration pour consommer en priorité les stocks. Elles poursuivront également leurs partenariats afin de promouvoir les approvisionnements d'origine France », indique par ailleurs un communiqué commun de Didier Guillaume et d'Agnès Pannier-Runacher, diffusé le lendemain de la rencontre. Ces engagements « feront l'objet d'un suivi dans un mois », ajoutent les ministres.

L’origine France, un atout pour le consommateur

Les deux syndicats, qui veulent développer des partenariats durables avec la restauration hors domicile, rappellent que « l’origine France n’est pas une contrainte mais devient un réel avantage consommateur ».

Interviewé sur CNews le 16 juin, le ministre de l’agriculture a de son côté indiqué que si le gouvernement avait mis en place des plans spécifiques pour les filières les plus en difficulté (viticulture, pêche...), « le meilleur plan de relance, ce sont les Françaises et les Français ». « Allez dans les restaurants, achetez des produits français », a-t-il de nouveau rappelé.

« Nous avons besoin de réfléchir à ce qu’est notre souveraineté agricole », a ajouté le ministre, évoquant notamment les accords de libre-échange. « Il faut une exception agricole, on ne peut pas, dans un accord international, échangé de l’alimentation contre des voitures ou des avions, nous allons avancer là-dessus », a-t-il promis.

Cependant, « nous ne vivrons pas en autarcie, nous continuerons à vendre du vin, des spiritueux... et nous continuerons à acheter ». « Nous avons besoin d’une agriculture segmentée, bio, environnementale, de haut niveau, mais la France fait de l’agriculture pour le plus grand nombre et nous devons réfléchir à quelle agriculture nous voulons pour nourrir nos concitoyens », a également souligné le ministre.


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DÉJÀ 8 RÉACTIONS


gréviste
Il y a 125 jours
encore des paroles électoraliste on cherche des voies ! pas des solutions, ils vont acheter français parce-qu’il y a des stocks donc des prix bas et après tous le monde retournera a ces petite habitude du pas chère
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Réaliste
Il y a 125 jours
Comme d'hab en somme. On fait de grandes déclarations qu'on achète français pour montrer au consommateur qu'on est une entreprise responsable. Et derrière on presse le producteur jusqu'à la mort (au sens propre vu le nombre de faillites et suicides). Comme il y a quelques jours les producteurs de levure qui se plaignent de ne plus avoir de matière première et 2j après on apprend que en fait c'est parce qu'ils ne veulent pas payer ou alors le prix chinois/russe. Bref rien de nouveau sous le soleil. Tant que les gens auront les rayons pleins ça ne changera pas.
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grrr
Il y a 125 jours
et cette exigence HVE2 n'est que pour les produits du territoire, toute importation restant libre de toute définition.
compétitez on vous savonne la planche
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grrr
Il y a 125 jours
encore faudra-t-il que le ministère lui-même ne pipe pas lâchement les dés en exigeant que pour les appels d'offre publics le niveau HVE2 soit un minimum . Et pourtant ce" pire " est certain tant les dogmatiques dans les ministères sont déconnectés de toute réalité.... et quelque soit le Politique Ministre, eux perdurent !
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ngae00341
Il y a 125 jours
La restauration hors foyer s'approvisionne principalement sur " appel d'offres " et donc c'est le moins disant qui remporte . Donc pour des pris rémunérateur , nous en sommes très loin !
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Olmer
Il y a 126 jours
Oui oui c est bien joli,MAIS LES PRIX NE SUIVENT PAS ET C EST TOUJOURS PAREIL!!!!!!!!
DES PRIX RÉMUNÉRATEURS BORDEL DE M........!
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Bzh
Il y a 126 jours
Et oui et bla-bla-bla et GMS il font x2 et bla-bla-bla et à toi ont divise par 2 .
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jojo
Il y a 126 jours
bla bla bla
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