Plan de relanceÀ quoi vont servir les 1,2 milliard d'euros réservés à la transition agricole ?

| par | Terre-net Média

Dévoilé le 3 septembre par le Premier ministre, le plan de relance de l'économie française suite à la crise sanitaire comprend un volet dédié à la transition agricole, doté de 1,2 milliard d'euros. Il s'agit d'accélérer la transition, à travers plusieurs axes : développement des pratiques agro-écologiques, modernisation des abattoirs, relance de l'agroéquipement, plan protéines. Des mesures que le ministre de l'agriculture a détaillé dans la foulée des annonces du Premier ministre.

À ne pas rater : Une interview exclusive du ministre de l'agriculture sera publiée dans les prochaines heures sur Terre-net.fr ! Restez connectés ! 

Le minsitre de l'agriculture Julien Denormandie a détaillé le 3 septembre le volet agricole du plan de relance.Le ministre de l'agriculture Julien Denormandie a détaillé le 3 septembre le volet agricole du plan de relance. (©Terre-net Média)

Le gouvernement a présenté le 3 septembre le plan de relance qui, avec 100 milliards d’euros sur deux ans, a pour mission de faire redémarrer l’économie française touchée de plein fouet par les répercussions de la crise sanitaire. Le plan comprend 70 mesures réparties en trois priorités : 35 milliards d'euros pour la compétitivité, 35 milliards d'euros pour la cohésion sociale et territoriale, et 30 milliards d'euros pour la transition énergétique, un volet qui inclut l’agriculture et la transition agricole à hauteur de 1,2 milliard d'euros.

Ce dernier volet se décline en trois axes, détaillés par le ministre de l’agriculture qui voit dans ce plan "un levier majeur" pour développer la souveraineté alimentaire française et favoriser l’accès de tous à une alimentation sûre, saine et durable. « Permettre à chacun de manger des produits frais français, cela implique beaucoup d’éléments de politique publique : il y a l’enjeu nutritionnel, mais c’est aussi plus écologique, et plus économe », a insisté le ministre.

360 M€ pour la souveraineté alimentaire

Le premier axe, doté de 360 millions d’euros, est directement ciblé sur la souveraineté alimentaire, et « financera des actions concrètes », a assuré Julien Denormandie. Il s’agit notamment du plan protéines, doté de 100 M€ qui complèteront un abondement du Programme d’investissement d’avenir (PIA) pour le volet recherche et développement (qui fonctionne avec des appels à projets). Il vise trois objectifs : retrouver de l'indépendance par rapport aux importations de soja brésilien, aider les éleveurs doublement victimes lors des sécheresses, et travailler sur l'alimentation humaine.

Ce volet financera également la modernisation des abattoirs et des élevages, à hauteur de 250 M€. « Aujourd’hui, beaucoup d’abattoirs ont la volonté de faire des transformations, mais il y a une marge, où le bénéfice de leurs activités actuelles ne permet pas ces investissements. Il ne suffit pas de subir une injonction pour la réaliser », estime le ministre qui salue cet investissement majeur pour la modernisation, qui comprend également les aspects de biosécurité et de bien-être animal.

Deux mesures sont également en lien avec le renouvellement des générations : une campagne de communication pour faire connaître l’enseignement agricole et les métiers du vivants, et le financement de bilans carbone, au moment de l’installation, pour accompagner les jeunes dans la réduction de leur impact en matière de changement climatique.

546 M€ pour l’accélération de la transition agro-écologique

Deuxième axe du volet agricole, « l’accélération de la transition agro-écologique », qui bénéficie de 545 M€. Il comprend le financement d’une prime à la conversion pour les agroéquipements (135 M€) et le financement d’un accélérateur pour financer le développement de l’équipement de demain.

Cette ligne budgétaire a également vocation à renforcer le fonds Avenir Bio et la structuration des filières (60 M€), et à permettre la création d’un crédit d’impôt Haute valeur environnementale (HVE). 50 M€ sont par ailleurs fléchés vers l’accompagnement à la mise en place de haies.

Ce volet comprend aussi le développement des circuits courts, notamment via un plan de soutien aux cantines scolaires, et le financement des Projets alimentaires territoriaux (PAT) pour 80 M€.

300 M€ pour l’adaptation au changement climatique

Enfin, le troisième objectif du plan est d’accompagner l’agriculture et la forêt dans la résilience au changement climatique. Environ 100 M€ permettront d’aider les agriculteurs à investir dans la protection de leurs productions.

Les 200 M€ restants sont destinés à la filière forêt-bois.

Lire également concernant la protection face aux aléas climatiques : S’assurer, la solution face aux aléas climatiques ?

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DÉJÀ 26 RÉACTIONS


coco
Il y a 44 jours
Du BIO, ma laiterie ferme les yeux sur le bien etre animal j'ai la preuve tous les jours
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LUCIDE
Il y a 46 jours
Avec les malversations, c'est encore la fédé qui va ramasser la mise.
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yayauque n
Il y a 46 jours
des sous pour peu d'elus ,rien de nouveau au soleil
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maxens
Il y a 45 jours
Permaculture, agriculture de conservation, agriculture raisonnée, on peut tout citer, et se la jouer...quant il n'y a pas d'eau, il n'y a pas d'eau.... et rien en pousse
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Réaliste
Il y a 43 jours
Effectivement les exemples sont nombreux. Et économiquement c'est viable seulement si la main d'oeuvre est composée d'esclaves. Vous vous proposez pour travailler gratuitement je suppose ?
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Grochat
Il y a 46 jours
Et on ne parle pas du "bénéfice" de la séparation du conseil et de la vente !!!
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Maxens
Il y a 46 jours
Pardon mes et pas mais
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Antoine
Il y a 45 jours
Une raison de plus pour s'orienter vers une agriculture de succession et non d'intrants. Apprenez la permaculture, qui diversifiera et multipliera vos rendements. Les exemples sont nombreux à petite échelle en France, et a grande échelle au Brésil : Fazenda da Toca (1200 ha) et Ernest Götsch.
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maxens
Il y a 46 jours
Depuis 4 ans, mais compensations pac ont été réduit de 40% et le prix de vente de mes céréales n'a guère bougé, contrairement au prix de mes intrants, et contrairement aux prévisions de Mme Irma Lefoll....c'est du réalisme pas de la mauvaise foi...le reste c'est du vent
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Schumi79
Il y a 46 jours
Depuis 3 ans, le PR et le gouvernement à lancé la Loi Egalim, un plan ambition Bio de 1 milliard, réduit les délais pour les aides pac, là 1,2 Milliards ! Arrêtez d'être de mauvaise fois !
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