Plan de filière laitièreMeilleure gouvernance et juste rémunération : les clés de l'ambition française

| par | Terre-net Média

La France, une « terre de lait » ? Le plan de filière laitière remis par le Cniel au Gouvernement mi-décembre vise trois objectifs : améliorer la gouvernance interprofessionnelle, mieux encadrer les pratiques commerciales pour mieux rémunérer les éleveurs, et poursuivre les efforts de qualité et de diversité pour satisfaire la demande des consommateurs.

Le plan de filière laitière ne se donne pas d'objectifs de production, mais vise à améliorer la qualité, tant des produits laitiers que des relations entre les acteurs de la chaîne de valeur.Le plan de filière laitière ne se donne pas d'objectifs de production, mais vise à améliorer la qualité, tant des produits laitiers que des relations entre les acteurs de la chaîne de valeur. (©Watier Visuels)

C’est un « modèle laitier unique, alliant tradition et modernité, reconnu en France et dans le monde », que l’interprofession vantait en août 2015, quelques mois après la fin des quotas laitiers, dans une vidéo promotionnelle. Reprenant, deux ans plus tard, le titre exact de la vidéo « France, Terre de lait », le plan de filière doit d’abord résoudre les faiblesses d’un « fleuron français » « assurant la vitalité des territoires » et « valorisé à l’international ».

La gouvernance reste la première faiblesse structurelle de la filière laitière française. Avec, sur le marché intérieur, des prix de la brique de lait dictés par des distributeurs lancés depuis plusieurs années sur une course aux prix bas, le Cniel est resté impuissant face à des négociations commerciales annuelles aussi secrètes que pénalisantes pour les producteurs.

Le plan de filière vise ainsi, et en premier lieu, à « définir un cadre interprofessionnel, sous six mois, qui crée des conditions de négociations commerciales plus transparentes, réactives et équitables. L’enjeu est d’intégrer les acteurs du commerce et de la distribution d’ici mi-2018 pour que tous les acteurs puissent échanger, non pas chacun dans leur coin, mais au sein d’une même organisation. Encore faudra-t-il que les parties s’accordent sur « les conditions opérationnelles et financières de leur entrée ».

Les producteurs aussi devront faire des efforts en matière de gouvernance. Le paysage des organisations de producteurs, loin d’user pleinement les possibilités offertes par la réglementation, ne donne pas satisfaction à Emmanuel Macron. Il l’a rappelé lors de son discours à Rungis le 21 octobre 2017. Les membres de l’interprofession l’ont entendu : « Un réseau des organisations de producteurs sera créé par l’interprofession, dès début 2018 ».

Un « socle de référence » pour une meilleure rémunération des éleveurs

Le deuxième axe du plan de filière laitière est de « créer un socle de référence », le « standard de Haute-qualité du lait et des produits laitiers, exprimant l’excellence française. » Ce socle sera basé sur une démarche de responsabilité sociétale dont les premiers objectifs seront « une juste rémunération des éleveurs » et « la possibilité pour les éleveurs de se faire remplacer au moins une journée par semaine ». En contrepartie, les acteurs de la filières, éleveurs en tête, s’engagent à maintenir la haute qualité sanitaire du lait et des produits laitiers, avec « zéro pesticide et zéro antibiotique dans le lait », à poursuivre l’amélioration du bien-être animal et des engagements environnementaux.

Le Cniel déclinera des indicateurs de valorisation de ces objectifs pour suivre les progrès réalisés. Ces indicateurs « serviront de référence pour l’ensemble de la chaîne de valeur en France. L’interprofession compte associer les ONG et associations de consommateurs à ce travail.

Enfin, il s’agit « d’offrir aux consommateurs des produits laitiers diversifiés et conformes à leurs attentes ». La filière souhaite doubler la production laitière biologique d’ici cinq ans, pour passer de 2,4 % à près de 5 % de la production laitière. L’enjeu sera également de crédibiliser les démarches entreprises pour valoriser la qualité de l’alimentation des vaches laitières, telle que le « sans OGM » ou les engagements en termes d’accès au pâturage.


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DÉJÀ 22 RÉACTIONS


stan
Il y a 87 jours
depuis qu'on est en OP le lait ne paye plus Sodial n'achète pas au prix juste AGRIAL est en train de mettre ses producteurs en situation difficile pire on tendance a mettre des antibiotiques dans nos échatillons de lait étant plus au contrôle laitier ils disent que l'échantillon pris dans le tanck est posititif alors qu'il est négatif s'est pas chez nous on a reçu une lettre de prélèvement sur la paye a 130 % faut leur donner le lait maintenant .
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choubaka08
Il y a 124 jours
tout ça c'est du baratin.c'est du pipeau
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la principauté
Il y a 124 jours
but de la principauté; administrer celle çi selon ses besoins les intervenants ne sont que des éléments autorisés par son altesse ( l'agriculteur );toutes personnes entrant dans la principauté (l'exploitation)se doit de respecter les orientations des dirigeants .
agriculteur à la retraite je vous souhaite à tous bon courage pour reprendre en main votre avenir (vous méritez tous le titre d'Altesse)
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hautot nicolas
Il y a 125 jours
et oui !
malheureuse c'est les commercial(ou autre) qui vont d'un voisin a autre. dés que l'on l'es fait plus vivre raconte des bêtises pour que leur activer dure toujours. alors que on peut se passer eux sans souci.

je te faire rire: exemple par mis autre :je voulais apprendre inséminer j'aime bien apprendre .je suis démerder un autre agriculteur ma expliquer . l’inséminateur me dit dans 6 mois tu rappel toutes t'es vaches seront vide . alors que sa marche très bien et maintenant pour ne encourager pas mes voisins il raconte que je met un taureaux avec les vaches.
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PATRICE BRACHET
Il y a 126 jours
Nicolas ce qui me gêne le plus dans la crédibilité de notre profession c est les grandes messes organisées par un groupe international avec un gourou pour expliquer que la vache peut manger n importe quoi , qu elle s adapté et qu elle va beaucoup produire qu elle image va t on avoir quelle qualité du lait car là il y’a beaucoup à dire et en plus on te fait comprendre que ton système c est de la merde !! et que tu n arrivera à rien car eux ils sont les meilleurs !!!!
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hautot nicolas
Il y a 126 jours
oui agriculture es un tournant surtout laitier .(c’est consommateur choisir)
- soi agriculture ultra intensif (vaches enfermer toute leur vie 15000/vache/an avec 14 kg de concentré par jour)
-soi agriculture éco intensif (vaches pâturent , vie une environ 12 ans sans souci qui meure de sa belle mort (aura fait gagner autant argent))
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PATRICE BRACHET
Il y a 126 jours
Réponse à Simone : que vous vous inquiétez du bien être animal on va pas vous le reprocher ! L agriculture est à un tournant : pour mon association et pas mal de collègues c est le respect du sol et des animaux mais nous vendons pas nos produits au juste prix car on travaille pour l avenir ( Pour exemple mes vaches n émettent presque pas de méthane) après il y’a une catégorie qui pour différentes raisons va produire à tord et à travers mais la faute à qui ? A ceux qui Tout les jours nous rabotent les prix pour engraisser des actionnaires ( dont font partie les gens qui nous critiquent)et par effet domino il faut produire plus pour payer les engagements
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PATRICE BRACHET
Il y a 123 jours
Vous pensez ce que vous voulez moi je défend une éthique et je dis il faut faire attention : vous croyez que cette dame que vous appelez Sylvie sera contente d apprendre que son nom circule sur un forum ?En face de nous on n à pas que des enfants de cœur J écrit avec mon vrai nom je ne sais pas si vous suivez les forums mais des fois on se fait descendre donc il est normal que l on soit sévère sur La Défense de la profession Désolé si vous le prenez pour une offense vos intentions son sûrement louables mais on n écrit pas comme ça : globalement le néophyte qui vous lit pense que Sylvie fait du black (net dans sa poche) avez-vous vous au lieu de vous offusquer réfléchis à la bêtise que vous avez écrit ? Et en supplément vous donnez son prénom et dés détails c est ça qui est très gênant !
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simone
Il y a 124 jours
Alors je demanderai à sylvie, si le prix de son litre de lait est net ou pas ! Et c'est un lait que je dois faire bouillir " comme dans le temps" ! Et mes propos ne sont en rien insultants, diffamants....etc à l'égard de la population agricole. Mon grand père était agriculteur, ma mère travailleuse de la terre, elle aussi. J'ai toujours eu du respect pour les gens de la Terre, vous êtes tellement désagréable à ne pas croire ce que l'on vous dit, que je vais finir par comprendre et croire ceux qui disent que les agriculteurs ne sont jamais contents. J'en connais au pays basque, ils ne sont pas dans l'intensif, et ils sont contents de ce qu'ils ont, même s'ils sont petits.
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PATRICE BRACHET
Il y a 124 jours
Autre chose le mot net dans sa poche !On est en France et quand on vend sur un marché avec atelier agréé mis aux normes donc le net dans sa poche .. on n’est pas en brousse à faire dû troc donc faites très attention quand vous écrivez vous mettez l intégrité des producteurs fermiers en doute Match nul !!!!
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