Lait, nitrates, environnement...Les thématiques d'élevage d'un salon 2015 « sans euphorie »

| par | Terre-net Média

Le Salon de l'agriculture et le Sima s'ouvrent respectivement samedi 21 et dimanche 22 février sur fond d'importantes difficultés pour les filières d'élevage. Des mesures complémentaires pour compenser les conséquences de l'embargo russe, les craintes d'une nouvelle crise du lait et les contraintes environnementales nourriront les débats de cette édition 2015.

Xavier Beulin président de la FnseaXavier Beulin, président de la Fnsea, espère que le prix du lait payé aux producteurs français ne descendra pas en dessous de la barre symbolique des 300 €/1.000 l. (©Terre-net Média)

« Hormis le secteur viticole, l’ensemble des filières agricoles sont dans une situation difficile », a résumé Xavier Beulin, lors d’un point presse mercredi 18 février 2015, à trois jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture et du Sima 2015. La veille, le leader de la Fnsea a dressé un premier bilan des Etats généraux de l’Agriculture lancé il y a un an, lors d’un rendez-vous à Matignon en présence de quatre ministres et secrétaires d’Etat.

Le Gouvernement a annoncé ainsi en Conseil des ministres ce mercredi 18 février un allègement des règles en matière d’installations classées pour les élevages avicoles. La procédure d’autorisation ne sera déclenchée qu’à partir de 40.000 emplacements de volailles au lieu de 30.000 actuellement. Entre 30.000 et 40.000, une procédure allégée d’enregistrement est prévue. En-deça de 30.000 emplacements, une simple déclaration sera nécessaire.

Au Salon de l’agriculture, Phil Hogan, le commissaire européen à l’Agriculture, présent dimanche matin 22 février, sera davantage attendu que le président de la République la veille. L’ancien ministre irlandais doit annoncer des mesures complémentaires pour atténuer les effets de l’embargo russe sur les filières d’élevage notamment. « Nous avons peu de perspectives à court terme », s’inquiète-t-on à la Fnsea.

Dans les allées, les personnalités politiques ne pourront pas échapper aux craintes des éleveurs concernant la conjoncture laitière. « Nous demandons aux entreprises et Gms de ne pas tirer à l’excès sur la baisse des prix », a expliqué Xavier Beulin, qui espère que la baisse des prix à la production sera moins forte en France par rapport à nos voisins européens. Une baisse du prix du lait en dessous de 300 €/1.000 constituerait une symbolique très négative pour les éleveurs.

Mais le leader de la Fnsea veut rester optimiste : « Les perspectives mondiales ne sont pas si dramatiques qu'on le dit, notamment pour le second semestre 2015. »

Autre sujet qui échaude toujours les esprits : l’application de la directive nitrates. Si la Fnsea indique « ne pas avoir pris connaissance » d’une nouvelle carte des zones vulnérables transmise à Bruxelles, la France aurait proposé un nouveau zonage qui, selon la Fnsea, exclurait environ 40 % des communes qui avaient été récemment ajoutées au périmètre des zones vulnérables. « Cette nouvelle carte résulte d’une réflexion par bassin hydrologique, et non pas commune par commune », explique Xavier Beulin.

 


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DÉJÀ 2 RÉACTIONS


mousse
Il y a 927 jours
comment des paysans peuvent élire quelqu'un qui n'est plus du tout dans la réalité.
Que les paysans se forment et s'informent et soient les maîtres de leur structure.
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Patrick
Il y a 1030 jours
Belin ne sait pas encore que le lait est payé largement en dessous des 300 € il est vraiment déconnecté de la réalité et ne connaît pas l'élevage. Avec une telle conjoncture il est inquiétant que la filière soit aux mains d'1 tel irresponsable
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