Crise porcineLes propositions de Coop de France

| par | Terre-net Média

Le président de Coop de France, Philippe Mangin, a accompagné la coopérative Cooperl lors de son rendez-vous avec le ministre de l'Agriculture. A Stéphane Le foll, il a « rappelé les propositions » de l'instance représentative des coopératives pour lutter contre la volatilité des prix.

« Lors de la réunion organisée ce jour par Stéphane Le Foll, au cours de laquelle Coop de France accompagnait la coopérative Cooperl, Philippe Mangin a d’abord tenu à réaffirmer l’entière mobilisation des coopératives pour répondre aux difficultés de leurs adhérents-éleveurs », explique Coop de France dans un communiqué. « Les filières d’élevage ne disposent d’aucun instrument de maîtrise  et de gestion », a-t-il expliqué au ministre.

« Des propositions de mesures, déjà formulées à plusieurs reprises par Coop de France, ont été à nouveau présentées au ministre de l’Agriculture. Il faut retrouver une balance commerciale positive dans la filière porcine (alors que les importations de porcs sont aujourd’hui en France supérieures aux exportations) nécessite, d’une part de muscler les stratégies d’exportation, et d’autre part d’informer rigoureusement les consommateurs sur l’origine des produits y compris transformés. »

Coop de France demande par ailleurs à moderniser les modalités de fixation des prix par:

  • la rénovation des règles de fonctionnement du cadran,
  • le développement de la contractualisation entre les opérateurs.

Ces deux mesures supposent une importante restructuration des groupements de producteurs, trop atomisés.

« Favoriser la compétitivité »

L’instance syndicale souhaite accélérer le plan de modernisation des abattoirs et ateliers de découpe « pour rattraper notre retard vis-à-vis de nos concurrents européens ». Il faut aussi « favoriser de façon prioritaire la compétitivité (coûts de production) des différents maillons de la filière, en octroyant des mesures compensatoires au dispositif de soutien à l’investissement de la loi Macron pour lequel les coopératives sont inéligibles, en adaptant le régime fiscal et celui des cotisations sociales des producteurs aux conséquences de la volatilité structurelle des prix des matières premières agricoles, en allégeant la règlementation visant à favoriser la modernisation et l’agrandissement des élevages, en proposant un mécanisme assuranciel accessible aux éleveurs comme il en existe pour d’autres filières. »

 « Ce débat économique avec le ministre était constructif ; nous avons besoin d'un Etat stratège pour redevenir compétitif et offensif sur les marchés, a déclaré Philippe Mangin à l’issue de la réunion. La compétitivité, l’innovation et l'international sont les trois moteurs du revenu des agriculteurs, de la performance de nos coopératives comme des emplois dans les territoires français ».


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