Artificialisation des solsLes propositions peu agricoles des géomètres pour y mettre fin

| par | Terre-net Média

Partageant la nécessité de parvenir à « zéro artificialisation nette » des sols visée par le gouvernement, l'ordre des géomètres-experts a publié le 23 janvier un manifeste de 10 propositions pour stopper la destruction des espaces naturels, agricoles et forestiers causée par un changement d'usage et de structure des sols.

Pour faire respecter l’instruction du 29 juillet 2019, qui vise « zéro artificialisation nette » d’ici 2050, l’ordre des géomètres-experts a publié le 23 janvier un manifeste en 10 propositions, offrant notamment aux élus locaux « de les accompagner pour répondre aux défis et aux enjeux posés par cet objectif légitime, et qu’ils partagent, mais qui implique une connaissance fine des territoires ».

Ces propositions sont d’ailleurs un peu différentes de celles qui émanent généralement des syndicats agricoles et de la FNSafer. Par exemple, les géomètres préconisent de faciliter le développement de l’agriculture urbaine, ou de séparer, à travers les outils réglementaires, les « surfaces de pleine terre » des « surfaces artificialisées », arguant que « des espaces verts modèles tels des parcs ou jardins à forte biodiversité sont aujourd’hui définis comme artificialisés, quand certains espaces agricoles de grandes cultures intensives sont d’une pauvreté environnementale indéniable ».

Les géomètres préconisent par ailleurs de redynamiser les zones rurales, pour réduire les déplacements quotidiens vers les métropoles, et de préserver les centre-bourgs pour prévenir la délocalisation des espaces de services et commerciaux périurbains. Ils souhaitent à cet égard « faire de la reconquête de tous les bâtiments vacants une cause nationale en dotant les collectivités de moyens d’actions forts ».

Enfin, sur un plan plus agricole, les géomètres suggèrent d’« accompagner le monde agricole dans sa transition vers une agriculture durable et nourricière. La mobilisation, par exemple, des procédures d’Aménagement foncier agricole, forestier et environnemental (AFAFE), favoriseront le développement d’une agriculture locale également actrice de la préservation tant des paysages que de la biodiversité », indique le manifeste.


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 2 RÉACTIONS


maxens
Il y a 269 jours
Vu tous les commentateurs avisés, qui donnent des leçons sur ce site, pas de problème, qu'ils cultivent, en, bio, sur les toits, mais bien entendu sans recevoir plus d'aide que l'agriculteur lambda, donc une aide à l’hectare (de toit), en piochant les ronces chardons et orties...tant mieux pour les insectes, ..... et on verra combien de temps il tiendra, à piocher, et d'un point de vue financier....mais surtout, sans plus d'aide que l'agriculteur lambda, il faut comparer ce qui est comparable
Répondre
rabolio
Il y a 269 jours
En voilà des idées nouvelles (les 10 propositions..)
- Réutiliser des bâtiments pour en faire des commerces dans les villages..
- Apprendre aux gens à supporter quelques ronces, orties, chardons.. dans les espaces verts, les trottoirs..
- développer l'agriculture sur les balcons et les toits..
- promouvoir le bio, vu la détérioration de la biodiversité..
Ils ont des idées originales ces géomètres. Originales ou loufoques ?
Répondre