Produits phytosanitairesLes coopératives s'orientent vers la vente plutôt que le conseil

| AFP

La majorité des coopératives choisira probablement de vendre des produits phytosanitaires plutôt que de les conseiller, alors que se profile la séparation de ces activités dans le cadre de la loi Alimentation, a estimé lundi le nouveau président de la Coopération agricole-métiers du grain.

Agriculteur et conseiller« Indépendamment de la séparation de la vente et du conseil, la baisse des phytos est inscrite dans nos objectifs », assure Anne-Laure Paumier, directrice de la Coopération agricole-métiers du grain. (©Countrypixel/Fotolia) « Notre mission première est de répondre aux attentes de nos adhérents et ils nous ont clairement mandatés pour massifier l'achat de leurs approvisionnements dans leurs outils et ils souhaitent qu'on continue à réaliser cette activité-là », a déclaré Antoine Hacard, livrant sa « sensibilité » de président de coopérative, lors d'un point presse. Pour autant, cette évolution législative se limite aux conseils concernant la vente de produits phytosanitaires, a souligné Antoine Hacard, ajoutant que cela « ne signifiait pas un quelconque abandon de l'activité conseil de la coopération agricole céréalière » dans d'autres domaines.

À ce sujet, retrouvez la tribune de Jean-Marie Séronie : « Un big bang du conseil se profile à l'horizon »

Les coopératives poursuivront leurs activités de conseil dans « le conseil agronomique, sur la délivrance de bibliographie à leurs adhérents, sur l'observation aux champs, sur différentes activités connexes comme la méthanisation, la mise en place de cultures pérennes, sur l'approche globale de l'exploitation, de la génétique », a énuméré Antoine Hacard. Il a estimé à 20 % de l'activité de conseil des coopératives, le conseil de préconisation des produits phytosanitaires : « si on doit s'en séparer, on s'en séparera », a-t-il déclaré, un brin fataliste, qualifiant cette ordonnance de la loi de « mauvaise mesure ». Celle-ci avait pour but, selon l'exécutif, de réduire l'utilisation de ces produits.

Dans un guide diffusé auprès de ses adhérents, la Coopération agricole-métiers du grain détaille notamment sept « scénarios d'adaptation envisageables » à la nouvelle donne réglementaire qui doit être mise en œuvre au 1er janvier 2021, mais pour laquelle Antoine Hacard espère un sursis d'un an. Parmi les scénarios suggérés, celui de la création de coopératives miroirs », ayant « le même sociétariat » que la coopérative d'origine, « mais n'ayant pas la même activité ». « Deux options peuvent être considérées pour la mise en place de coopératives miroirs : la création ex nihilo d'une nouvelle coopérative ; la répartition des activités entre deux coopératives déjà existantes », indique la Coopération agricole-métiers du grain dans ce guide.

« Indépendamment de la séparation de la vente et du conseil, la baisse des phytos est inscrite dans nos objectifs, elle aura un impact sur le modèle économique des entreprises et donc, c'est ça notre enjeu de demain », a assuré Anne-Laure Paumier, directrice de la Coopération agricole-métiers du grain. « Quelle que soit l'option choisie, ça n'altère en rien la volonté du mouvement coopératif de s'inscrire dans moins de phytos demain », a ajouté Antoine Hacard.


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DÉJÀ 1 RÉACTION


yayauque n
Il y a 3 jours
c'est dans la logique des choses ,ils commercialisent leurs productions . Pour les industriels, ils sauront leur faire des produits à la carte pour chacune des différentes obédiences ou centrales et l'honneur sera sauve etc vive les entreprises de conseils privés très compètentes
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