Stéphane Travert au Space 2017Le consommateur doit être au centre des préoccupations des agriculteurs

| AFP

Le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert, a rappelé aux agriculteurs l'importance de mettre les attentes des consommateurs au centre de leurs préoccupations et non d'essayer de s'en affranchir, mardi au Space, le salon international des productions animales à Rennes. Il a suscité des réactions irritées de dirigeants du syndicat FNSEA.

[Vidéo] Stéphane Travert inaugure le 31e Space en demandant aux agriculteurs de mettre les attentes des consommateurs au centre de leurs préoccupations

Les attentes des consommateurs « sont multiples, parfois complexes. Cela offre des opportunités exceptionnelles en matière de conquête de nouveaux marchés et de création de valeur ajoutée. Cela impose aussi parfois des défis nouveaux à relever. C'est notamment le cas sur le plan environnemental ou sanitaire », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

« La question à se poser n'est pas de savoir "comment on pourra s'affranchir de cette évolution de la demande ?". La question à se poser, c'est "comment être les premiers à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs ?" », a assuré le ministre. Au final, « celui qui décide », ce n'est pas le ministre, l'agriculteur ou le transformateur, « c'est le consommateur, qui, en conscience, vote pour chacun d'entre vous en effectuant ses achats. C'est aussi l'enjeu des Etats généraux de l'alimentation qui rassemblent tous les acteurs jusqu'aux consommateurs », a-t-il poursuivi.

Selon le ministre, « certains vivent cette évolution comme une contrainte de plus et j'ai la conviction qu'ils font fausse route. Répondre à ces évolutions et à ces attentes, c'est prendre un temps d'avance. Nous ne pouvons pas attendre que d'autres le fassent à votre, à notre place ». Pour Stéphane Travert, « il faut transformer ce qui peut être perçu parfois comme une contrainte en une opportunité formidable, qui doit montrer que notre agriculture peut être multi-performante » sur le plan économique et social, sur le plan sanitaire et sur le plan environnemental.

S'adressant aux agriculteurs français, comme aux agriculteurs étrangers qui viennent visiter le Space, il a clamé à la fin de son discours : « make our agriculture great again », reprenant à son compte une formule de campagne du président américain Donald Trump, comme l'avait également fait Emmanuel Macron.

« Cela fait longtemps que nous savons que le client est roi », lui a rétorqué Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors d'une conférence du syndicat agricole, plus tard dans la journée. Evoquant les progrès faits par les agriculteurs en termes d'environnement, de sécurité sanitaire ou de bien être animal, elle a assuré « tout cela, nous l'avons fait et pourtant, les prix sont toujours tirés vers le bas ».

Pour revoir toute l'actualité du Space, cliquez sur Space 2017

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DÉJÀ 12 RÉACTIONS


MDR
Il y a 65 jours
Pauv' Lambert,faudra qu'elle m'explique quels progres, en termes d'environnement,tjrs + de pesticides consommés et le bien etre animal ,certainement pas dans les elevages industriels!!!
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steph18
Il y a 66 jours
Le problème principal, je pense , réside dans le fait que tant que l'on aura des ministres de l'agriculture qui n'ont jamais vu comment grandit une vache et pousse un pied de blé, on court droit à la catastrophe... Nous ne sommes gérés que par une caste de bureaucrates qui se partagent un portefeuille qui n'est pas le leur. A quand une manifestation pour demander des ministres compétents dans leur ministère???? (et pas seulement en penal....)
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Chrislait
Il y a 67 jours
Le consommateur est schizophréne ,il veut des bons produits mais quand c'est le moment de payer ta plus personne...
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Maxens
Il y a 67 jours
Tellement vrai
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drous
Il y a 67 jours
pour avoir la paix sociale il faut des prix alimentaires bas ,donc les paysans continué a crever pour ca avec 350€/mois voir moins , ne rêvez pas vous allé obtenir au mieux des miettes , la fnsea ne fera rien pour vous quand le consommateur est avec son caddy , le paysan il en a rien a faire
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mono
Il y a 67 jours
le consommateur peut-il s'affranchir du bien être des producteurs ?
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steph72
Il y a 68 jours
Après nous avoir demandé d'etre competitif maintenant il faut satisfaire les demandes des consommateurs ,mais pour des prix toujours aussi bas
Alors mr le ministre vous prenez les agriculteurs pour des demeurés parce que beaucoup d'agriculteurs ( et surtout eleveurs) sont sensibles à l'environnement et au bien etre animal sauf que ça n'est pas reconnu.
Exemple de producteurs de lait qui font du paturage 6 mois de l'année sans avoir la moindre reconnaissance parce l'industriel s'en fout il vend une marque .
C'est chez les industriels que le consommateur doit etre exigeant.
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Maxens
Il y a 68 jours
Je n ai jamais dit que les agriculteurs étaient responsable loin de la.....et vous avez raison sur la part de la nourriture....mais les consommateurs sont 60 millions....et les agriculteurs 400 000 alors qui nos politiques vont écouter. ...puisque du bas prix il y en a partout dans le monde...c est triste pour mon revenu mais c est comme cela. Nos politiques n en ont rien à faire de nous
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ngae00341
Il y a 68 jours
Et l'agriculteur ne rame pas pour boucler ses fins de mois ou d'année plutôt ? La part de la nourriture dans le budget des ménages a réduit de pratiquement 50 % en 30 ans , je ne pense pas que nous soyons responsable des fins de mois difficiles .
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steph72
Il y a 66 jours
Ca n'empechera pas d'acheter le dernier iPhone à plus de 1000 e,c'est le budget alimentation qui fera la variable d'ajustement.
La gms fait croire qu'elle vend moins cher ,les produits alimentaires ont suivi l'inflation pas nos prix agricoles cherchez l'erreur!
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