Accord européen et plan de relanceLe budget Pac sort renforcé

| par | Terre-net Média

L'accord obtenu sur le plan de relance et le cadre financier pluriannuel de l'UE par les chefs d'Etat européens le 21 juillet permet de sécuriser le budget de la Pac et notamment de renforcer le second pilier, levier essentiel pour assurer les transitions, a estimé le ministre de l'agriculture.

Le ministre de l'agriculture a salué le 21 juillet un Le ministre de l'agriculture a salué le 21 juillet un "budget Pac renforcé" après l'accord des chefs d'État européens sur le plan de relance. (©Terre-net Média) 

Après quatre jours et quatre nuits de négociations, les chefs d’État européens se sont entendus le 21 juillet sur le montant et les modalités du plan de relance suite à la pandémie. L’accord a été qualifié d’ « historique » par le président de la République, et par son ministre de l’agriculture Julien Denormandie qui a salué les avancées en matière agricole.  

« La France s’est battue pour avoir une politique agricole commune à la hauteur de ses attentes, et c’est le cas : nous avons obtenu une politique agricole commune ambitieuse, dont le budget est renforcé », a indiqué le ministre, qui s’est exprimé rapidement devant l’hôtel de Villeroy, en milieu de matinée.

Les montants français maintenus

386,7 milliards d’euros seront ainsi consacrés à la Pac pour la période 2021-2027, contre 380 milliards d’euros pour la période 2014-2020 (montant en euros courants, soit hors inflation, et ajusté à 27 pays pour tenir compte du départ du Royaume-Uni), précise le cabinet du ministre. L’augmentation provient d’une revalorisation du deuxième pilier et des fonds issus du plan de relance. Pour mémoire, la proposition de budget avancée par la Commission européenne en 2018 était de 365 milliards d’euros, mais cette dernière avait récemment revu ce budget à la hausse.

Ainsi, pour la France, le Feader devrait atteindre 11,4 milliards d’euros, dont près d’un milliard d’euros issus du plan de relance, soit à peu près 1,5 milliard d’euros supplémentaires par rapport à la période précédente, indique le cabinet. La proposition de la Commission (en 2018) n’avançait que 8,5 milliards d’euros sur le second pilier.

Les paiements directs resteraient à 51 milliards d’euros, un milliard de moins que sur la période précédente. L’objectif de maintenir le montant des enveloppes Pac françaises est atteint, souligne le ministère, puisque le total des paiements directs et du Feader s’élève à 62,4 milliards d’euros, contre 62 milliards sur la période 2014-2020.

Financer les transitions

« Cette politique agricole commune ambitieuse, dont le budget est renforcé, sera à la fois bénéfique aux agriculteurs mais aussi à l’ensemble des Français, car elle permettra d’investir dans les transitions, elle permettra de maintenir les exploitations, de faire face aux défis que nous connaissons aujourd’hui », a souligné Julien Denormandie. Le renforcement du second pilier, malgré la réduction du montant initialement prévu dans le cadre du plan de relance (7,5 milliards contre 15 milliards d’euros annoncés), en fera un levier important des transitions - agroécologiques, climatiques, mais aussi démographiques, à travers le renouvellement des générations - engagées en agriculture. Le milliard apporté par le plan de relance au second pilier français devrait logiquement financer les pratiques agroécologiques, même si les modalités d’affectation de ces fonds ne sont pas encore connues, précise par ailleurs le cabinet du ministre.

Cet accord « permettra d’avoir une agriculture européenne encore plus forte aujourd’hui et demain qu’elle ne l’était hier », a également salué le ministre, pour qui ce budget renforcé permettra également d’assurer davantage la souveraineté alimentaire.   


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 14 RÉACTIONS


Guy
Il y a 91 jours
La priorité c est nourrir les Français avec des bons produits le moins cher possible pour qu ils
Puissent acheter tout un tas de trucs qui ne servent à rien pour la vraie vie
Genre de abonnement très cher des écrans de télévision super grand
Etc
Répondre
Super
Il y a 94 jours
Dans le millieu agricole tous le monde travail et vie autour et grâce à l'agriculteur pour certains avec de bon salaires mais l'agriculteur lui prend ce qu'il reste quand toute la filière à pris sa marge et sont salaire
Répondre
debutant
Il y a 94 jours
le marche ne peut pas nous permettre de prix remunerateur ? encore une bonne blague .....................le jour où il y aura de la transparence sur nos filiere certains tomberont de haut !!! mais pour cela il nous faut une revolution
Répondre
Jeuneagri
Il y a 94 jours
C'est de la négociation à la jean Michel àpeuprès ... Renforcé en restant au même niveau ? J'appelle ça de la continuité... Où est passé la fameuse ambition de la souveraineté alimentaire ???
Répondre
professeur choron
Il y a 95 jours
Tout le monde veut vendre au bon prix c'est évident! Les fonctionnaires font leurs il ne faut pas leurs en vouloir.
On voit qu'ils y en a qu'on jamais fait autre choses....
Répondre
Réaliste
Il y a 94 jours
Les conditions de marché ne le permettent pas ? Bien souvent une augmentation de quelques centimes, imperceptible pour le consommateur, suffirait à rémunérer correctement les agriculteurs.
Répondre
Pipo
Il y a 94 jours
Cessez de parler de conditions de marché qui n'existent pas puisque le marché lui même est totalement biaisé par les aides que ce soit en UE ou aux USA pour ne citer que les principaux. Il ne peut y avoir un marché que si l'ensemble des acteur de ce marché sont soumis aux mêmes règles ce qui n'est pas du tout le cas nulle part dans le monde...
Répondre
PàgraT
Il y a 94 jours
@ lucide Protection aux frontières et régulation des productions sont la seule solution ! Le marché n'est qu'un jeu de dupes !
Répondre
Gibero
Il y a 94 jours
Je ne comprends pas du tout votre argument , les primes ne payent même plus le fermage.......
Répondre
professeur choron
Il y a 91 jours
En tout cas c'est pas ce qu'ils disent!
Répondre