« La France, qui exporte près de 40 % de sa production laitière, voit ses envois de produits secs (poudre de lait, beurre) vers les marchés du Moyen Orient et d’Asie du Sud-Est confrontés à des problèmes logistiques contraignants », regrette la Coordination rurale (CR) dans un communiqué du 19 mars relatif au coronavirus.
Pour soutenir le revenu des éleveurs, le syndicat souhaite la mise en place de plusieurs mesures, notamment un état des lieux des stocks de produits laitiers européens (publics et privés) pour ne pas entrer « entrer dans une surproduction néfaste ».
Programme de responsabilisation européen
La CR demande également la mise en place d’un programme de responsabilisation face au marché. Cette demande est également portée par l’organisation des producteurs laitiers européens, l’EMB. Alliant des instruments de surveillance du marché et d’intervention réactive, ce programme permet l’identification de crises imminentes ainsi qu’un passage à l’action en trois temps, à partir d’un indice de marché.
Lorsque l’indice chute de 7,5 %, l’agence de surveillance émet un avis d’alerte rapide, avec des programmes incitant d’autres usages pour le lait. Lorsque l’indice chute de 15 %, la crise est constatée et des mécanismes de responsabilisation face au marché sont enclenchés, avec appel d’offres pour une réduction volontaire de la production et prélèvement de responsabilisation du marché auprès des exploitations en dépassement, enfin lorsque l’indice chute de 25 %, la réduction est obligatoire pour toutes les livraisons de lait pendant une période définie. Ce type de réduction de la production avait notamment été appliqué lors de la crise laitière en 2016.
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