Accord UE/MercosurLa question de la ratification ne se pose pas maintenant, souligne Paris

| AFP

La secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, a déclaré mercredi que la question de la ratification de l'accord signé entre l'UE et les pays du Mercosur ne se posait pas dans l'immédiat.

« Est-ce que c'est le moment de se demander si la question de la ratification se pose là, maintenant ? La réponse est non », a-t-elle souligné sur la radio France Inter. « Est-ce que les Parlements nationaux, le Parlement européen aujourd'hui ont le texte ? Non. Est-ce qu'ils l'ont évalué ? Non. Est-ce qu'ils ont pu travailler ensemble pour peut-être regarder comment cela allait fonctionner ou bien les critères mêmes d'évaluation qu'ils voulaient créer ? Non », a-t-elle martelé. La porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye avait déclaré mardi que la France n'était « pour l'instant pas prête à ratifier » l'accord commercial conclu vendredi avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) et qu'il fallait le « regarder dans le détail et en fonction de ce détail décider ».

Les agriculteurs européens fustigent l'accord conclu vendredi à Bruxelles, qui les place, selon eux, face à une concurrence déloyale et qu'ils dénoncent depuis des mois. L'accord comporte « des quotas, des normes environnementales à respecter et une clause de sauvegarde » pour protéger l'agriculture européenne, a relevé Amélie de Montchalin. Il faut maintenant « qu'on fasse cette étude (...) qu'on leur montre (aux agriculteurs) comment marche la clause de sauvegarde, qu'on s'assure qu'elle marchera bien dans les moments de crise», a-t-elle poursuivi. « Il faut qu'on s'assure que les normes que l'on demande au Brésil, à l'Argentine et aux autres pays d'Amérique du Sud de respecter seront bien respectées », a ajouté la secrétaire d'État. Le président français Emmanuel Macron a défendu mardi à Bruxelles l'accord, en mettant en garde contre les attitudes « néo-protectionnistes » qui refuseraient la réciprocité des échanges. « Notre agriculture française exporte et vous ne pouvez pas demander à exporter si ensuite vous fermez vous-mêmes vos frontières », a insisté Amélie de Montchalin.


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