Pac 2015-2020La Maec systèmes herbagers et pastoraux

| par | Terre-net Média

En complément des aides du premier pilier, les éleveurs et les céréaliers ont la possibilité d'opter pour la Maec systèmes herbagers et pastoraux pour une durée de cinq ans à partir de 2015.

Vaches dans les alpagesIl faut que le taux de spécialisation herbagère et pastorale corresponde au minimum à 70 % de la Sau pour bénéficier de cette Maec. (©Terre-net Média)

La mesure agro-environnementale et climatique (Maec) Systèmes herbagers et pastoraux s’appuie sur « la notion de risque de disparition de la pratique existante, qui est plus élevé en fonction des zones ciblées :

  • risque de type 1 : potentiel agronomique faible, risque d’abandon des surfaces, de fermeture des milieux…
  • risque de type 2 : potentiel agronomique modéré, risque d’intensification de l’élevage, de "céréalisation" partielle…
  • risque de type 3 : potentiel agronomique relativement élevé notamment pour les cultures, risque d’abandon de l’activité d’élevage, de "céréalisation" forte…

Les bénéficiaires éligibles à cette mesure sont les exploitations :

  • disposant un nombre minimal d'Ugb herbivores fixé au niveau régional ;
  • dont le taux de spécialisation herbagère et pastorale : minimum 70 % de la Sau

Les conditions à remplir par ces exploitations éligibles sont :

  • le respect d’un taux maximum de chargement animal : maximum 1,4 Ugb/ha ;
  • le non retournement de la surface toujours en herbe (Sh), sauf cas de force majeure et dans la limite de 5 % sous réserve de ré-implantation ;
  • le maintien des surfaces d’intérêt écologique sur toute la Sth ;
  • l'absence de traitement phyto sur toute la Sth (sauf traitements localisés) ;
  • le respect d’un engagement de résultat sur certaines surfaces dites « surfaces cibles », qui sont des témoins d’une conduite préservant l’équilibre agro-écologique des prairies et des parcours (ces surfaces cibles doivent représenter une certaine part de la Sth, d’autant plus grande que le potentiel agronomique est faible) : présence de certaines plantes indicatrices qui révèlent une conduite des prairies adaptée au milieu et à son potentiel de production ; exclusion du sous- et sur-pâturage sur les parcours.

Le montant des aides dépend du risque d’abandon de la pratique existante, qui varie selon les zones.

  • Risque de type 1 : 57 €/ha ;
  • Risque de type 2 : 79 €/ha ;
  • Risque de type 3 : 115 €/ha.

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