CantalLa laiterie Lactalis toujours bloquée par les producteurs

| AFP

Des producteurs ont poursuivi mardi le blocage de la laiterie Lactalis à Riom-ès-Montagne (Cantal), protestant contre la baisse du prix du lait alors qu'une nouvelle séance de négociations a repris à Paris, a-t-on appris de source syndicale.

"Les producteurs se relaient devant l'entrée de l'usine, toutes les douze heures", a expliqué à l'Afp le président des Jeunes Agriculteurs du Cantal, Julien Fau. Le blocage de l'usine avait commencé lundi à 20H00. "Lactalis est l'un de ceux qui décident des prix et nous voulons que, dans les zones montagneuses comme le Cantal, où le lait sert à fabriquer du fromage, il y ait une distinction", a précisé M. Fau. Selon lui, l'effrondrement des prix est en grande partie lié à celui de la production beurre-poudre (30% de la production) et "il n'est pas normal que ceux qui vendent pour fabriquer des produits de grande consommation comme le fromage ou les yaourts en subissent les conséquences".

Les producteurs cantaliens réclament 330 euros la tonne, contre 210 euros actuellement. Lors d'une précédente séance de négociation la semaine dernière, les producteurs ont demandé un prix moyen pour 2009 de 290 euros pour 1.000 litres, contre 267 euros proposés par les industriels.

Mise à jour 17:00

Deux tracteurs barraient l'entrée de l'usine, dont les murs, les portes et les fenêtres étaient taggués de "Bandit !", de "Lactalis = voleurs", ou encore "Assassins des campagnes !", a constaté une journaliste de l'AFP.

Le blocage de l'usine avait commencé lundi à 20H00, les producteurs se relayant devant l'entrée de l'usine, toutes les douze heures, selon une source syndicale. "On bloque toutes les entrées et les sorties jusqu'à ce qu'on obtienne un prix raisonnable au niveau départemental et pas seulement national", a déclaré à l'Afp Chantal Cor, présidente de la section laitière de la Fdsea Cantal. "A 305 euros les 1.000 litres, on est prêt à se concerter. En dessous, on ne partira pas", a ajouté Mme Cor. Les producteurs cantaliens réclament 330 euros la tonne, contre 210 euros actuellement. "Lactalis est l'un de ceux qui impriment les prix et nous voulons que, dans les zones montagneuses comme le Cantal, où le lait sert à fabriquer du fromage, il y ait une distinction", a précisé le président des Jeunes Agriculteurs du Cantal, Julien Fau.


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