Végétaux, alimentationLa France renforce la surveillance des risques sanitaires

| AFP

La surveillance des risques sanitaires en France dans le domaine des épidémies animales va être renforcée par le suivi des risques liés à la santé des végétaux et à la chaîne alimentaire, a indiqué le ministère de l'agriculture au Salon de l'agriculture à Paris.

« La santé humaine et la santé animale sont interdépendantes et liées à la santé des écosystèmes dans lesquels elles coexistent. Ces risques sont accentués avec la mondialisation, le changement climatique et le changement des comportements humains », explique le ministère de l'agriculture dans un communiqué. Le ministre Stéphane Travert a signé vendredi avec le PDG de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) Philippe Mauguin et le directeur général de l'Anses (Agence nationale de Santé), Roger Genet, un accord qui « vise à renforcer la surveillance sanitaire dans les domaines de la santé des végétaux, des animaux et de la sécurité sanitaire des aliments ».

Cet accord résulte des conclusions des États généraux de l'alimentation, qui « ont souligné la nécessité de renforcer le dispositif national de surveillance et de prévention des risques sanitaires », précise le ministère en indiquant qu'il prévoit notamment l'affectation de nouveaux moyens humains et financiers auprès de l'Inra. La démarche globale est inspirée, selon le ministère, du concept « One health » (« une seule santé ») développé par l'Organisation mondiale de la santé depuis les années 2000, selon lequel humains, animaux, écosystèmes sont liés, et de ce fait « santé publique, santé animale, santé végétale et santé environnementale le sont également ».

Selon le ministère, « 60 % des maladies humaines sont d'origine animale». Deux plateformes d'épidémiosurveillance en santé végétale et sécurité de la chaîne alimentaire vont être mises en place et la plateforme en santé animale créée en 2011 (ESA) va être consolidée, afin de favoriser le partage des ressources, centraliser les données, les analyser, les interpréter, les diffuser, et réaliser une veille internationale, « dans un objectif commun de protection de la santé animale, végétale et humaine », précise-t-on au ministère. Les données seront accessibles à tous, ajoute-t-il. La plateforme ESA qui a notamment permis de déceler, suivre la progression de l'épidémie de grippe aviaire, et prioriser les différentes actions de lutte, rassemble dans une organisation public-privé État, organismes d'appui scientifique, représentants des éleveurs et des professionnels de la santé animale. « L'accord permet d'associer tous les acteurs concernés, comme Santé Publique France, par exemple », ajoute-t-on de même source.


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